L'avocat Bernard Corbeil poursuit une «voleuse de bouffe de chat»
L'avocat Bernard Corbeil poursuit une «voleuse de bouffe de chat»
Selon la requête introductive d’instance déposée au palais de justice par l’avocat de 40 ans d’expérience, la voleuse, une voisine de Me Bernard Corbeil, aurait fait «environ 60 vols en pénétrant sur la propriété du demandeur». En mai dernier, Me Corbeil a été reconnu coupable de voies de fait contre cette même dame.

En février 2013, la dame qui passait les journaux s’était approchée de la maison de l’avocat dans le but de jeter la nourriture à chat contenue dans un petit plat à l’extérieur de la résidence, puisque celle-ci rendait son propre chat malade, selon la victime.

Or, au moment où elle s’était approchée de la nourriture, Corbeil était sorti en trombe de chez lui, plaçant une serviette sur la tête de sa victime et la projetant au sol afin de l’immobiliser en attendant les policiers.

L’avocat avait même filmé la scène grâce à une caméra de surveillance, où l’on voit clairement l’homme menotter la dame avec des bandes plastiques. La vidéo avait ensuite servi de preuve contre lui lors du procès.

Jugeant l’arrestation citoyenne «musclée, agressive et tout à fait disproportionnée», le tribunal a reconnu Corbeil coupable de voies de fait. Le juge Jean Asselin a toutefois imposé une absolution inconditionnelle à ce dernier.

25 000 $

Me Corbeil qui n’est pas en accord avec la décision du juge a ensuite porté sa cause en appel. Dans sa requête civile déposée le 15 janvier contre sa victime, il lui demande maintenant des dommages compensatoires et punitifs.

En outre, l’avocat estime que 60 vols ont été commis par la dame qui était camelot. «La défenderesse agissait en dehors de ses fonctions de camelot puisque le demandeur n’était pas abonné aux journaux», indique-t-il.

Il ajoute que «la défenderesse s’est servie de son statut de camelot pour faire en sorte qu’une journaliste d’un journal qu’elle distribuait affiche en première page de son journal une photographie du demandeur en plus d’écrire un article dénigrant».

Selon Corbeil, la victime de son arrestation citoyenne l’a placé dans une «situation publiquement humiliante».

Plus encore, il affirme dans ce document que la femme «s’est parjurée» en affirmant qu’il l’avait battue. Pour ces «inconvénients» et «des centaines d’heures de perte de temps», Bernard Corbeil demande donc 25 000 $ à la dame pourtant établie comme une victime par le tribunal.

Fil des événements :
  • Le 2 février 2013 Arrestation citoyenne effectuée par l’avocat Bernard Corbeil
  • 29 juillet 2013 L’avocat est accusé de voies de fait; il plaide non coupable
  • 10 avril 2015 À l’issue du procès où Corbeil se représentait seul, il est reconnu coupable
  • 7 mai 2015 Corbeil porte sa cause en appel; il est toujours en attente de la décision
  • 19 janvier 2015 L’avocat poursuit sa victime au civil pour 25 000 $