Me Jamilla Leboeuf
Me Jamilla Leboeuf
Pour l’élection 2016, les avocats ont la possibilité de présenter leur candidature à cinq postes électifs : deux postes d’administrateurs pour la section de Montréal, un poste pour la section de Québec, un poste pour un administrateur issu de la section de Longueuil et un poste issu de la section de la Mauricie.

À date, ils sont sept à avoir déposé leur candidature. Qui sont-ils? Droit-inc a parlé à quatre d’entre eux…

Me Jamilla Leboeuf: Candidate à Montréal, membre du Barreau depuis 2012.

Pourquoi avoir présenté votre candidature?

Au Gala JBM, lorsqu’on m’a remis le prix de l’Avocate de l’Année Contentieux 2016, j’ai reçu beaucoup de support de mes confrères et consœurs qui m’ont encouragée à continuer à m’impliquer au sein du Conseil d’administration du Barreau du Québec. Je me suis sentie honorée et fière de me faire demander par mes consœurs et confrères de continuer le bon travail!

Le CA 2015-2016 a de belles réussites pour les jeunes à son actif. Pour les jeunes avocats et avocates, le conseil d’administration a résolu qu’au minimum un jeune avocat devait siéger sur chaque comité statutaire du Barreau du Québec et, en collaboration avec les jeunes barreaux, que les jeunes aient accès à des formations en ligne à prix réduites. Nous avons une autre belle avancée conjointe avec les jeunes barreaux à travers le Québec qui devrait être officialisée sous peu!

Pouvez-vous également me parler de votre vision et de vos propositions pour vos confrères?

Pour 2016-2018, j’aimerais continuer l’aventure en m’impliquant dans de nouveaux projets liés au manque de sténographes au Québec et au bilinguisme de notre institution pour un accès à la justice pour les francophones et anglophones tout en gardant au cœur du processus une saine gestion des finances.

Que pensez-vous leur apporter?

J’ai senti que j’ai grandi en tant qu’administratrice à travers la dernière année, que je connais mieux l’institution, les enjeux et les différents acteurs, ce qui me permet de mieux prévoir les conséquences immédiates des décisions du conseil d’administration tout en ayant une vision à plus long terme. C’est une chance inestimable de pouvoir y participer!

Me Paul-Matthieu Grondin: Candidat à Montréal, membre du Barreau depuis 2008

Pourquoi avoir présenté votre candidature?

Me Paul-Matthieu Grondin
Me Paul-Matthieu Grondin
Depuis maintenant 4 ans, je me bats sans relâche pour les jeunes avocats de Montréal. Il y a cette année 25% plus d’assermentés qu’il y a 5 ans seulement, les stages non rémunérés sont en constante hausse, il y a deux fois plus d’avocats qu’il y a 20 ans alors que la population du Québec n’a augmenté que de 15% depuis. Ce sont des enjeux dont on débat férocement aux États-Unis, en Europe et en Ontario, mais pas ici. Il est temps que nous nous y mettions. C’est une question de protection du public, et c’est une question qui touche tous les avocats, pas juste les jeunes. Nous sommes une génération forte – it’s our time, comme on dit. J’ai hâte de relever ces défis, et je pense que je suis la meilleure personne pour porter ce message.

Pouvez-vous également me parler de votre vision et de vos propositions pour vos confrères?

Je crois que cette campagne est importante, que nous avons la chance d’envoyer un message fort au Barreau. Ceci n’est pas qu’une phrase toute faite de semblant-de-politicien – je crois proposer le programme le plus abouti de tous les candidats, 10 propositions concrètes qui touchent les jeunes, la baisse des cotisations, une réforme des communications du Barreau, des réflexions sur la mission du Barreau et sur le réel moyen d’en arriver à l’égalité hommes/femmes. C’est ambitieux pour un poste d’administrateur, mais je ne voudrais pas faire autrement, et je garantis aux électeurs que j’y mettrai tout mon cœur et ma fougue.

Que pensez-vous pouvoir leur apporter ?

J’apporte à Montréal une voix forte, une voix différente, une voix engagée et très proche des membres. Je suis né à Québec, j’ai étudié à Sherbrooke et je travaille à Montréal, dans un petit bureau que j’ai cofondé avec Roberto Savarese en 2008. Je suis donc parfaitement au fait de la situation des jeunes avocats qui vivent des situations précaires, qui sont malheureusement exacerbées dans le cas des jeunes avocats issus des minorités ethnoculturelles. Il est inacceptable que le Wifi dans les Palais de justice soit un point principal à l’ordre jour – ça devrait être un fait accompli. Let’s move on. Il est le temps d’un nouveau Barreau.

Me Anne A. Laverdure, membre du Barreau depuis 1982, est candidate au poste d’administrateur à Montréal.

Pourquoi vous avez décidé de présenter votre candidature ?

Me Anne A. Laverdure
Me Anne A. Laverdure
Maintenant que ma vie familiale me donne davantage de temps, je veux contribuer à l’avancement de notre communauté juridique. Dans la mouvance des modes alternatifs de règlement des différends, notre profession connaîtra une évolution. Je crois qu’un candidat d’un petit cabinet peut apporter une réflexion différente et intéressante. Il est important à mes yeux que les avocats qui désirent réorienter leur pratique puissent être soutenus par des services et un cadre normatif. Ces règles assureront aussi la protection du public et pourraient éviter que l’on puisse s’auto-promulguer arbitre ou médiateur sans avoir acquis un minimum de compétences.

Quelle est votre vision ?

L’élan insufflé par les principes directeurs du Nouveau Code de procédure civile se doit aussi d’être intégré dans la formation de nouveaux avocats. Cette relève doit apprendre à appréhender les litiges autrement qu’en « gladiateur » pour reprendre l’expression de monsieur le juge Michel Robert. À titre de professeur à l’école du Barreau, je suis interpellée par la nécessité de changements.

Un autre sujet qui me préoccupe, c’est le coût de l’exercice de la profession. C’est un lourd fardeau pour la plupart des avocats en pratique privée. Il y a certainement lieu de vérifier si certaines dépenses, comme l’assurance responsabilité, ne pourraient pas être modulées différemment en fonction, par exemple, du risque réel encouru par différents groupes à être identifiés. Je veux apporter des solutions concrètes qui bénéficieront à tous les avocats. Parlons aussi de l’image du métier d’avocat. Elle est malmenée de toutes parts. Le citoyen n’a pas confiance en nous selon un récent sondage effectué par le Barreau.

Quelles sont vos propositions?

Je suis préoccupée lorsque je constate, par exemple, le traitement médiatique du rapport sur la tarification horaire récemment publié par Barreau. Je n’en ai pas contre la réflexion, mais une analyse à laquelle il manque certaines nuances qui sont, à mon avis, essentielles, risque de conduire à des raccourcis malheureux dans l’esprit des justiciables et n’améliore en rien le lien de confiance que nous devrions chercher à consolider. C’est un travail nécessaire et urgent.

Je crois qu’il nous faut collectivement changer notre approche à ce niveau pour atteindre nos objectifs. Un service déprécié apparaît toujours trop cher. Il y a lieu d’agir pour soutenir nos membres.

Finalement, nous ne pouvons faire autrement que de constater que les femmes dans la profession cherchent à atteindre un nouvel équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle. De nouvelles avenues doivent continuellement être envisagées et je m’y emploierai. J’espère que mon énergie, ma perspective et ma volonté d’améliorer notre profession saura vous convaincre que je veux travailler pour l’ensemble des avocats et avec eux.

Me Christian Tanguay est candidat à Québec, membre du Barreau depuis 2007. Il assume présentement l’intérim du poste de Directeur général adjoint aux services administratifs à la Ville de Lévis et est chargé de cours au département de management de la faculté des sciences de l’administration.

Pourquoi avez-vous décidé de présenter votre candidature ?

Me Christian Tanguay
Me Christian Tanguay
Je suis impliqué au sein du Barreau depuis plusieurs années. D’abord au sein du jeune Barreau de Québec alors que j’ai occupé le poste de 2e vice-président et de président du comité des affaires publiques. Élu au sein du conseil d’administration du Barreau du Québec lors de la dernière élection, je souhaite poursuivre le travail amorcé pendant la dernière année. À mon avis, l’implication et l’apport des jeunes avocats de moins de 10 ans de pratique est nécessaire afin de permettre à notre profession de se renouveler c’est d’ailleurs pour cette raison, que le Barreau de Québec a adopté une résolution afin de réserver un poste à ceux-ci.

Quelle est votre vision ?

Notre Barreau doit être un catalyseur permettant à notre profession de se tourner vers l’avenir. Pour adresser le futur positivement et permettre la réalisation de la mission du Barreau, il est nécessaire d’accorder une attention soutenue à la saine gestion des finances, revoir nos façons de faire pour améliorer notre efficience, inviter les nouvelles technologies aux rendez-vous auxquels nous sommes conviés et nous assurer d’une communication efficace afin que l’humain demeure au centre de nos actions.

Quelles sont vos propositions ?

Les bonnes pratiques en matière de gouvernance nous rappellent que c’est le conseil d’administration en tant que groupe qui prend les décisions et non les administrateurs individuellement. Dans ce contexte, vous comprendrez qu’il serait irresponsable de ma part de formuler des propositions qui pourraient être perçues comme étant des promesses.

Me Julie-Maude Greffe
Me Julie-Maude Greffe
Toutefois, ma vision démontre clairement quelles sont mes préoccupations profondes en ma qualité de membre du conseil d’administration chargé, notamment, de superviser les activités du Barreau. En résumé : assurer une saine gestion des finances; réviser nos façons de faire pour améliorer notre efficience; favoriser l’apport des nouvelles technologies; assurer une communication efficace.

Me Julie-Maude Greffe, membre du Barreau depuis 1998, est candidate au poste d’administrateur à Longueuil. Les deux candidatures les plus récentes sont celles de Me Richard-Philippe Guay, membre du Barreau depuis 1998, qui est candidat au poste d’administrateur à Québec, et de Me Mélissa Tozzi, membre du Barreau depuis 2009, candidate au poste d’administrateur à Montréal.

Leur profil est encore en cours de création sur le site du Barreau. À l’heure d’écrire ces lignes, ils n’avaient pas fourni à temps les informations demandées permettant la diffusion de leurs propositions électorales.

Pour consulter la liste évolutive des candidats, cliquez ici.

Le Comité électoral est composé de cinq membres : Me Audrey Gagnon, Me Chantale Girardin, Me Olivier Lalande, Me François L’Heureux, Me Lise Tremblay et le secrétaire de l’Ordre, Me Sylvie Champagne, qui est membre d’office.

La période électorale débute le 14 décembre 2015 et se termine la veille du premier jour du scrutin, soit le 2 mai 2016, à 23 h 59.