Me Ariane Charbonneau, Directrice générale adjointe d’Éducaloi
Me Ariane Charbonneau, Directrice générale adjointe d’Éducaloi
L’Université de Montréal annonce mercredi le lancement d’un important consortium de recherche consacré au thème de l’accès au droit et à la justice. Le projet de recherche Accès au droit et à accès à la justice ADAJ regroupe 42 chercheurs et collaborateurs de 9 universités et 44 partenaires de la justice.

Qualifié de « projet ambitieux » par Me Ariane Charbonneau, Directrice générale adjointe d’Éducaloi, il regroupe notamment la Cour supérieure, la Cour du Québec de même que le ministère de la Justice du Québec, de nombreuses cliniques juridiques de quartier, le Barreau du Québec, la Chambre des notaires, SOQUIJ et Éducaloi.

« ADAJ est primordiale pour permettre de faire évoluer les façons de faire des avocats mais surtout le rôle de l’avocat », déclare Me Marie-Claude Sarrazin, associée chez Sarrazin Plourde dans une vidéo sur le site officiel du projet qui a bénéficié d’une subvention de 2.5 millions de dollars du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, ainsi que de 1.4 millions de dollars des différents partenaires du projet.

Pour Pierre Noreau, directeur scientifique du projet, chercheur au Centre de recherche en droit public (CRDP) et professeur à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, le but poursuivi est la réalisation de toute une série de projets-pilotes susceptibles de remettre le citoyen au cœur du système juridique pour faire enfin de la justice un projet collectif.

20 chantiers pour les citoyens

Me Marie-Claude Sarrazin, associée chez Sarrazin Plourde
Me Marie-Claude Sarrazin, associée chez Sarrazin Plourde
Pour cela, 20 chantiers de recherche sont ainsi lancés simultanément. Ils abordent la majorité des problèmes auxquelles la justice et les citoyens sont confrontés aujourd’hui : la multiplication des citoyens qui se présentent seuls devant les tribunaux, la lisibilité des contrats et des lois, le développement des pratiques de médiation et de conciliation, le développement des mesures de rechanges en matière pénale, la compensation du justiciable par l’action collective, la justice sans papier, etc.

Selon Vincent Gautrais, directeur du Centre de recherche en droit public, il s’agit du plus grand projet de recherche du genre au Canada. « C’est très heureux qu’il se soit développé ici, au Québec. ADAJ est un modèle à suivre. Il prouve qu’on peut construire de véritables ponts entre le monde universitaire et le monde de la pratique juridique. La recherche est clairement mise ici au service du bien public ».

Les travaux du consortium se poursuivront sur une période de six ans.