L'avocate Anne-France Goldwater dévoile tout dans son livre
L'avocate Anne-France Goldwater dévoile tout dans son livre
Dans son livre « Anne-France Goldwater : Plus grande que nature », écrit par la journaliste Martine Turenne et dédié à Rocco, « le meilleur chien qui ait jamais vécu » et à Sandrine, « la chienne qui pensait être ma femme », Me Anne-France Goldwater se livre comme jamais auparavant.

Droit-inc l’a lu! Voici quelques extraits choisis…

Sur son enfance :

« J’étais comme Gavroche, le gamin de la rue des Misérables, abandonné par ses parents, mais un Gavroche d’Outremont. Mon père me donnait 30 dollars et, avec cette somme, j’achetais assez de nourriture pour bien remplir trois sacs. Bien sûr, ce n’est pas normal qu’un enfant ait ce fardeau. Mais j’étais laissée à moi-même. Je n’avais pas d’autre choix que de prendre soin de moi, de me vêtir, de me laver et de préparer mes repas. (...) Mais où était la DPJ? Je me pose encore la question aujourd’hui. Une affaire de classe sociale, sans doute. J’étais une petite fille riche. Une misérable petite fille riche. »

« Aujourd’hui, un juge ne peut pas m’insulter, car j’ai tout entendu de mon père. Les remarques blessantes ont fait partie de mon éducation. Elles sont normales. »

Sur sa personnalité :

« (...) si j’étais un homme, personne ne s’étonnerait du fait que j’aime tant la science-fiction, les séries fantastiques, les mathématiques, l’informatique, les sciences et les belles bagnoles. (...) Mon agressivité serait mieux perçue si j’étais un homme. Et mon appétit sexuel serait aussi plus facile à comprendre. »

Sur sa vie sexuelle:

Dès l’âge de treize ans, Me Goldwater cherchait les aventures
Dès l’âge de treize ans, Me Goldwater cherchait les aventures
« Dès l’âge de treize ans, je cherchais les aventures. (...) J’aimais les hommes déjà pris. Je ne cherchais pas des relations, juste du sexe. Un homme en couple ne te dérange jamais, ni ne te téléphone, ni ne vient sonner chez toi avec un bouquet de fleurs. (...) J’ai conservé cet attrait pour les hommes mariés durant des années. Pour les mêmes raisons : leur grande discrétion. »

« J’aimais Chaim. (...) Sexuellement, on était au même diapason. J’étais bien avec Chaim. J’étais amoureuse de lui, mais j’avais des aventures à gauche à droite : dans des bureaux à cloisons, des salles d’audience, à la bibliothèque, dans la salle des photocopieurs… Ça se passait à l’heure du lunch ou lors des pauses. (...) J’ai l’impression aujourd’hui que je trompais Chaim extrêmement souvent. Mais on a tendance à exagérer nos souvenirs amusants en vieillissant. »

Sur la mort de son père :

« J’ai arrêté de croire en Dieu à la mort de mon père. J’ai répudié la religion. J’étais agnostique. Mais je suis vraiment devenue athée. (...) Quand tu perds un parent jeune, c’est comme si tu étais frappé par une voiture et qu’une fois que tu es par terre elle roulait de nouveau sur toi. Ça te casse les jambes. (...) J’étais brisée. C’était comme si tout avait perdu sa saveur: les sciences, le jardinage, le tricot, le piano, la broderie… Je n’avais plus d’intérêt pour tout ce que j’aimais dans la vie jusque-là. »

« (...) n’ayant pas le titre d’avocate, je ne pouvais pas prendre le relais et poursuivre le travail de mon père. (...) La réponse du type du Barreau a été brutale: « Tu n’as pas le droit de mettre les pieds au bureau de ton père. » (...) Il y avait quelque chose de dysfonctionnel dans la tête des gens du Barreau. Était-ce la façon de parler à quelqu’un qui vient d’enterrer son père? (...) Pensez-vous qu’ils m’ont offert leurs condoléances? (...) Je voulais juste conserver le bureau de mon père. »

Sur son conjoint :

Martine Turenne
Martine Turenne
« Imaginez si chaque femme avait un mari qui lui interdisait de crier et qui lui faisait l’amour tous les soirs. Et au réveil, le matin, qui l’embrassait et lui préparait le petit-déjeuner, tout en s’occupant des enfants, de l’auto, des chiens, etc. (...) Une journée complète avec Leonel vaut plus que n’importe quelle fortune. (...) Tu me donnerais cinquante millions de dollars, cent cinquante millions de dollars… Qu’est-ce que j’en ferais? Il n’y a plus d’espace dans mon estomac pour que je mange un autre steak. »

Le livre sortira en librairie le 26 octobre prochain.

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