Me David Turgeon.
Me David Turgeon.
Jusqu’à tout récemment, Me Julie Desrosiers cumulait les fonctions de chef du groupe de propriété intellectuelle et de technologies de l’information du bureau montréalais de Fasken Martineau, et de chef nationale du groupe du même nom. Afin de se consacrer entièrement à cette seconde tâche, elle cède la place à Mes Jean-Philippe Mikus et David Turgeon pour gérer le groupe de Montréal, qui est passé de cinq à 27 avocats depuis dix ans! Entrevue avec les nouveaux chefs du groupe de PI et de TI…

Droit-inc : Comment se passe la transition après le départ de Me Desrosiers?

Mes Jean-Philippe Mikus et David Turgeon : Très bien! La réaction est très positive. Évidemment, il s’agit d’un honneur et d’un privilège pour nous. Le groupe de PI et de TI est un groupe qui va bien présentement! En cette matière, c’est d’ailleurs le deuxième en importance au Québec.

Pourquoi avoir choisi ce domaine de pratique?

Jean-Philippe Mikus : Une question intéressante! Au moment de faire ma demande à l’Université, j’ai envoyé des demandes en littérature, en génie, en architecture, en communications et en droit : toutes ces disciplines m’intéressaient! J’ai finalement choisi le droit et me suis dirigé vers ce domaine parce qu’il regroupe plusieurs de mes domaines d’intérêt.

David Turgeon : Avant mon droit, j’avais fait un baccalauréat en microbiologie. J’avais donc une formation scientifique qui est souvent capitale en matière de propriété intellectuelle et de technologies de l’information; c’est un champ de pratique qui requiert une curiosité intellectuelle particulière. Par exemple, mon domaine plus pointu concerne les médicaments biologiques! Ça me permet donc d’allier mes formations scientifique et juridique.

Quels sont vos objectifs pour le groupe de propriété intellectuelle?

Nous avons récemment lancé une plate-forme Web, « Via Fasken », qui permet de gérer en ligne les incorporations de sociétés, les livres des minutes, etc. Il s’agit, en fin de compte, d’un dossier virtuel pour les investisseurs et les acquéreurs éventuels! Dans l’avenir donc, on compte miser sur ce genre d’initiatives : l’utilisation des technologies est au cœur de notre pratique. Notre ambition est de devenir le premier groupe au Québec en matière de TI et de PI!

Me Jean-Philippe Mikus.
Me Jean-Philippe Mikus.
Votre domaine est donc en expansion? Y a-t-il de l’avenir dans cette matière?

Il y a toujours de la place pour les bons avocats! Le droit de la propriété intellectuelle a parfois mauvaise presse; il y avait une certaine inertie pour les anciens modèles. Cependant, l’avènement constant de nouvelles technologies change tout à présent! D’ailleurs, de cinq avocats il y a dix ans, nous sommes passés à 27 aujourd’hui dans notre groupe.

Quels sont les enjeux en matière de PI et de TI présentement?

Cet enjeu est de domaine mondial. Il y a de plus en plus de litiges transfrontaliers et dans ces cas, les règles ne sont pas les mêmes. Par exemple, au Canada, l’acquisition d’une marque se fait par l’usage. En Chine, c’est par l’enregistrement! Il est donc primordial de se tenir à jour et de mettre en place des stratégies internationales pour le développement des marques.