Me Robert B. Legault a fondé le cabinet Legault Joly Thiffault il y a 36 ans
Me Robert B. Legault a fondé le cabinet Legault Joly Thiffault il y a 36 ans
Me Robert B. Legault a fondé le cabinet Legault Joly Thiffault il y a 36 ans. Au total, il a 40 ans de pratique exclusive en matière de publicité et marketing. Encore cette année, la revue The Best Lawyers in Canada vient de le consacrer avocat de l’année 2017 pour la région de Montréal dans son domaine. Entrevue.

Droit-inc : Qu'est-ce qui vous a valu ce titre, selon vous?

Me Robert B. Legault: Je pense que ça s’inscrit dans un travail continu. Best Lawyers m’avait décerné un prix pour la province de Québec en 2014, et je suis sur la même lancée! En fait, je suis un des pionniers dans le domaine de la publicité et du marketing au Québec.

Pourquoi avoir choisi ce domaine?

En 1976, peu après le début de ma carrière, je suis allé à Toronto pour voir une conférence sur le droit de la publicité et du marketing, et j’y ai rencontré celui qui allait devenir le président de l’Association canadienne des annonceurs (ACA), M. Walter Trudeau, alors vice-président. Il m’a invité à revenir en 1977 pour faire une présentation relativement aux lois du Québec…et j’ai choisi la loi 101, qui était sur toutes les lèvres à ce moment!

Nul besoin de vous dire que ça a créé un tollé dans la salle quand j’ai annoncé qu’on ne pourrait plus (ou presque plus) faire de la publicité en anglais au Québec : on me regardait comme si je venais de la planète Mars! L’organisateur m’a dit qu’il avait besoin d’un conseiller juridique pour l’ACA au Québec…j’ai accepté, et l’ACA est toujours une cliente depuis!

Parlez-moi de la pratique en matière de publicité et marketing.

C’est une pratique extrêmement diversifiée. Je me retrouve à analyser les textes des agences de publicité avant publication; je travaille aussi pour des annonceurs. Ainsi, lorsque McDonald’s, par exemple, crée une publicité, il faut s’assurer que ce n’est pas une publicité destinée aux enfants, qui est interdite! Je rédige aussi des contrats d’engagement d’artistes, m’assure que les publicités ne violent pas le droit à l’image, etc.

Aujourd’hui, les gens font toujours vérifier les messages publicitaires par un avocat, mais ça n’a pas toujours été le cas! Je me souviens, il y a plusieurs années, on m’avait montré une publicité de margarine de Lactantia, qui mettait en scène une « vache » qui vantait les bienfaits de la margarine devant la caméra. Bon, alors, il s’avère qu’il est interdit d’associer au lait tout produit succédané, comme la margarine. Si on m’avait d’abord montré la publicité, j’aurais pu éviter une amende coûteuse à l’entreprise!

Pouvez-vous revenir sur votre parcours académique et professionnel?

Je suis diplômé de l’Université de Sherbrooke, et Barreau 1974. Dès le début de ma pratique, je me suis lancé à mon compte. J’ai développé le domaine de la publicité et du marketing peu après, et je travaille exclusivement en cette matière depuis 40 ans, les 36 dernières à titre de fondateur du cabinet Legault Joly Thiffault.

Quel est le plus grand enjeu dans votre domaine présentement?

C’est de s’assurer que tout ce qu’on dit est exact. En fait, deux choses comptent : ce qu’on dit doit être vrai, d’une part, et prouvable, d’autre part!