Me Frédéric Bérard
Me Frédéric Bérard
Me Frédéric Bérard avait peut-être peur de s’ennuyer… Entre les cours qu’il donne à l’Université de Montréal et le post-doctorat en philosophie qu’il fait à l’Université Laval, il a trouvé un peu de temps à donner au cabinet Mitchell Gattuso en tant qu’avocat-conseil.

« J’ai quitté Stikeman Elliott il y a longtemps et aujourd’hui j’intègre à temps partiel un petit cabinet dynamique », explique l’avocat.

En plus d’être titulaire d’une maîtrise en sciences politiques à McGill, Me Bérard a terminé voici quatre mois son doctorat à l’Université de Montréal. « Ma thèse portait sur le droit linguistique, je soulève plusieurs mythes au Québec concernant les langues et l’impact de la Charte canadienne sur les droits linguistiques. »

En avril, elle sera d’ailleurs publiée. Frédéric Bérard n’en sera pas à sa première publication. Il est l’auteur de La fin de l’État de droit?, co-auteur de Précis d’interprétation législative et de l’essai Droit à l’indépendance.

En plus de s’intéresser à « l’aspect politique de la chose et des questions de politiques publiques », il s’est lancé dans la philosophie en faisant un post-doctorat : « c’est un excellent complément au droit, je trouve ».

Animé par un désir de vulgarisation, il parcourt les plateaux télés et a déjà donné une conférence TED sur l’affaire Omar Khadr. « C’est important de vulgariser le droit dans une démocratie, c’est aussi pour cela que j’enseigne », explique-t-il.

Il semble d’ailleurs être particulièrement apprécié de ses élèves qui lui ont décerné à sept reprises (!) le prix d’Excellence professorale André-Morel et l’Excellence in Teaching Award de McGill. « C’est une bonne reconnaissance, si les étudiants apprécient ma manière de transmettre mon savoir tant mieux », a-t-il dit.

Il est considéré par La Revue des libraires comme l’un des « dix essayistes de moins de 40 ans qui transforment le Québec d’aujourd’hui ».

En décembre 2016, il a été nommé membre de l’Office québécois de la langue française par le Conseil des ministres du Québec.

Un conseil à lui demander ? « Je n’en donne aucun… chacun doit trouver sa voie. »