La Coupe Guy-Guérin pour McGill

Jonathan Mooney, Me Robert Israel (entraîneur) et Alex Warshick
Jonathan Mooney, Me Robert Israel (entraîneur) et Alex Warshick
Le 10 février dernier, l’équipe de l’Université McGill, composée de Jonathan Mooney et Alex Warshick, a remporté la première place du concours de plaidoirie de la Coupe Guy-Guérin, au palais de justice de Montréal.

L’équipe de l’Université d’Ottawa, section de droit civil, composée de Frédérique Bonneau et Fabio Colias, a remporté la deuxième place. Cela permettra à ces deux universités de représenter le Québec lors de la Coupe Sopinka qui aura lieu les 17 et 18 mars prochains, à Ottawa.

Inauguré cette année, le nouveau prix Assad-Sklar, récompensait le meilleur plaideur, toute catégorie confondue. Il a été remis à Jonathan Mooney de l’Université McGill. La meilleure plaidoirie a été remise à Alex Warshick, le prix du meilleur interrogatoire principal est allé àManon Arbour de l’Université d’Ottawa, le meilleure contre-interrogatoire à Frédérique Bonneau, aussi de l’Université d’Ottawa, et le meilleur exposé préliminaire a été remis à Mathieu Castonguay, de l’Université de Montréal.

La Coupe Gale pour l’UQAM

Valérie Kelly, Daphnée Drouin, Marie-Ève Tremblay, Me Nicholas St-Jacques, Me Lida Sara Nouraie
Valérie Kelly, Daphnée Drouin, Marie-Ève Tremblay, Me Nicholas St-Jacques, Me Lida Sara Nouraie
La Coupe Gale, qui récompense la meilleure plaidoirie bilingue du Canada, a été remportée le 18 février dernier par des étudiantes de l’UQAM. Ce concours, qui nécessite des dizaines d’heures de travail par semaine « est une occasion pour eux d’appliquer la théorie à la pratique », explique François Roch, du comité du concours.

Daphnée Drouin, Valérie Kelly et Marie-Ève Tremblay étaient supervisées par Me Lida Sara Nouraie et Me Nicholas St-Jacques. « C’est la première fois que nos étudiantes se rendent toutes en finale. Elles ont terminé à la première et à la troisième place. J’éprouve une véritable fierté, car c’est beaucoup d’heures d’investissement. Je fais ça par passion parce que j’aime voir la relève en action », dit Me Lida Sara Nouraie.

L’Université de Sherbrooke lance un programme d’admission pour les autochtones

L’Université de Sherbrooke a décidé de donner une chance aux étudiants autochtones d’intégrer sa faculté de droit. Elle lance cet automne une nouvelle catégorie d’admission. « Cela fait deux ans qu’on y réfléchit », explique Sébastien Lebel-Grenier, doyen de la faculté.

Il ajoute: « Le Québec est en retard par rapport aux autres provinces à ce niveau-là, alors que c’est un réel enjeu pour ces populations ».

L’entrée à la faculté de droit est toujours très compétitive. À Sherbrooke, 2 000 candidats tentent leur chance et seulement 320 d’entre eux sont retenus. « Les Autochtones font face à une barrière systémique concernant l’accès aux études universitaires. On voulait en tenir compte », dit M. Lebel-Grenier.

Les candidats seront ainsi jugés sur leur motivation et leur capacité à suivre des études de droit, grâce à un dossier complet, un CV, une lettre de motivation et un relevé de notes, avant de passer une entrevue avec la vice-doyenne à l’enseignement et le directeur des affaires étudiantes.

« Dans un monde idéal, on espère pouvoir accueillir une dizaine d’étudiants par années », conclut M. Lebel-Grenier.