Me Kim Thomassin, vice-présidente aux affaires juridiques et secrétariat à la Caisse de dépôt et placement du Québec.
Me Kim Thomassin, vice-présidente aux affaires juridiques et secrétariat à la Caisse de dépôt et placement du Québec.
Pour répondre à ces enjeux, l’Association des conseillers juridiques en entreprise (ACC) et le cabinet Blakes organisent un mini-congrès, le 28 mars, à la Galerie Gora à Montréal, avec comme invitée de marque, Kim Thomassin, vice-présidente aux affaires juridiques et secrétariat à la Caisse de dépôt et placement du Québec.

« Il s’agit du premier du genre qu’on organise. Nous avons décidé de nous démarquer des autres formations qui sont données en proposant quelque chose de différent des conférences habituelles qui touchent plutôt le droit pur. On attend environ 100 personnes », explique Me Marie-Catherine Girouard, conseillère juridique chez General Electric et vice-présidente du chapitre de Québec de l’ACC.

Elle ajoute : « nous avons choisi de mettre l’accent sur le développement de ce qu’on appelle les « soft skills », c’est-à-dire toutes les compétences non juridiques qui aident les conseillers à mieux avancer dans leur carrière. Aujourd’hui, ils n’ont pas les outils nécessaires pour le faire ».

Il faut dire que de profondes différences existent entre les avocats d’entreprises et de cabinets. « L’avocat “in-house” aspire à devenir un conseiller de confiance, quelqu’un que les gens d’affaires veulent aller voir pour les éclairer dans leur prise de décision et qui va s’assurer que les objectifs de l’entreprise se concilient avec les impératifs juridiques. L’avocat en entreprise doit aussi apprendre à gérer son département comme n’importe quelle autre unité d’affaires, c’est-à-dire en étant redevable de ses choix d’affaires comme les embauches, les dépenses, etc. », dit Me Girouard.

Plusieurs conférences sont ainsi au programme. Ainsi, Hubert Lacroix, président-directeur général de Radio Canada sera là pour évoquer son parcours personnel. Il sera suivi par Pierre Lainey, professeur à HEC Montréal.

« Il va évoquer les habiletés politiques dans les organisations. L’idée est de faire du conseiller juridique un acteur stratégique », poursuit Me Girouard.

Le but est aussi de donner une autre vision des habiletés politiques, parfois perçus de manière plutôt négative. Utilisées correctement, celles-ci peuvent devenir de véritables atouts.

Une autre conférence parlera des dessous d’une transaction et sera animée par différents avocats : Me Philippe Bourassa et Me Aude Godefroy, avocats chez Blakes, ainsi que Me Isabelle Gosselin, avocate chez Labatt. Un autre conseiller juridique d’entreprise sera là, mais son identité reste encore à confirmer.

« Il sera question de la relation entre un conseiller juridique en entreprise et un avocat externe dans deux contextes : lorsqu’ils travaillent conjointement sur une transaction et lorsqu’ils sont opposés dans un dossier », précise Me Girouard.

Pour clôturer cette journée, Kim Thomassin fera une courte allocution. « Nous l’avons choisie entre autres parce qu’elle à un parcours impressionnant et qu’après avoir dirigé McCarthy Tétreault à Montreal, elle a récemment fait le saut en pratique en entreprise », dit Me Girouard.

Le mini-congrès se tiendra le 28 mars, de 12h à 19h, à la Galerie Gora, 279 Sherbrooke Ouest, à Montréal.

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