Question:

Je travaille présentement dans un petit bureau comme avocate généraliste (litige et droit des affaires) et je désire changer d’emploi. J’ai peur que si j’envoie mon CV un peu partout. mon patron ne finisse par l’apprendre et que je perde mon emploi. Est-ce que je m’inquiète pour rien ?

Réponse:

Chère lectrice,

Pierre Arcand, recruteur juridique, répond à vos questions
Pierre Arcand, recruteur juridique, répond à vos questions
Oui, vous vous inquiétez un peu pour rien. Bien qu’il y ait toujours un risque minime que la nouvelle s’ébruite dans le petit monde juridique montréalais, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles. Il est très rare qu’un employeur apprenne indirectement les démarches de son employé.

En effet, les gens des ressources humaines et les avocats impliqués sont des professionnels. Il serait donc très surprenant qu’une personne parmi elle s’échappe, volontairement ou non, et que votre employeur finisse par l’apprendre.

Ceci étant dit, il est conseillé d’éviter de faire parvenir votre CV dans le cabinet où exerce la conjointe ou le conjoint de votre employeur, son frère ou son meilleur ami. Lorsque mis au courant d’informations importantes pour un proche ou la famille, certains pourraient privilégier le devoir de loyauté à celui de confidentialité… Cela demeure heureusement l’exception.

Est-ce qu’il y a absolument rien à craindre ? Non, mais vous ne pouvez quand même pas rester dans un emploi insatisfaisant pour la seule raison que vous craignez que votre démarche s’ébruite. Vous n’avez pas vraiment le choix de prendre ce risque et comme mentionné précédemment, ledit risque est quand même très minime.

En fait, le risque en question est beaucoup plus relié à la malchance qu’à l’indiscrétion des gens impliqués. Bien que ce soit rare, les fois où j’ai eu connaissance qu’une démarche était venue aux oreilles de l’employeur, les raisons étaient habituellement circonstancielles. Plus souvent qu’autrement, un tiers avait croisé le candidat dans la salle d’attente d’un cabinet ou vu untel au restaurant avec un avocat d’un autre cabinet. Bien plus que les circonstances ou la malchance, ce qui trahit souvent le candidat est son propre malaise, dévoilant ainsi qu’il aurait quelque chose à cacher.

En conclusion, s’il est avantageux de pratiquer votre « poker face » avant de vous déplacer pour une rencontre, juste au cas où vous croiseriez une connaissance commune à votre patron et vous, il ne faut pas vous inquiéter outre mesure. Ne vous empêchez pas de poser votre candidature à un poste intéressant, le risque est présent, mais tellement minime… Et si vous me permettez une analogie de baseball, vous ne pouvez voler le 2ème but tout en gardant le pied sur le premier coussin.

J’espère que ma réponse vous sera utile et je vous souhaite une excellente semaine.

La Question au Recruteur

Chaque semaine, le recruteur juridique Pierre Arcand répond à une question posée par vous, chers lecteurs.

La Question au Recruteur de la semaine est choisie parmi toutes celles reçues sur le site. Toutes les questions sont bonnes pour autant qu’elles concernent votre carrière de juriste.

Sur l'auteur

Pierre Arcand s'est spécialisé en recrutement juridique après avoir pratiqué le droit pendant une douzaine d'années. Ayant été associé au sein de cabinets boutiques ainsi que d'un important cabinet de Montréal, il connaît bien la communauté juridique et les enjeux reliés à la pratique du droit tant en cabinet qu'en entreprise. Arcand et Associés, une entreprise spécialisée dans le recrutement de cadres et de professionnels, a été fondée en 1999. Pierre Arcand et son équipe apporte un soutien professionnel tant aux entreprises qu'aux cabinets qui cherchent à recruter les meilleurs candidats disponibles.