Me José Bonneau
Me José Bonneau
À 58 ans, Me José Bonneau reprend les affaires. Il les avait laissées en suspens pour raisons personnelles en 2015 et a récemment repris du service, au début du mois d’avril.

L’avocat travaille à son compte, en droit de la propriété intellectuelle et droit des affaires, tout en suivant des cours de common law à l’Université d’Ottawa pour compléter sa formation.

« Je vise le Barreau de l’Ontario dont les examens se dérouleront à l’automne, mais je continue de m’occuper de mes clients. Je suis aussi agent en marque de commerce », précise-t-il.

Pourtant, Me Bonneau n’a pas toujours été juriste. Il a choisi une voie plutôt scientifique en faisant un bac et une maîtrise en linguistique mathématique à l’UQAM.

Passionné, il se lance même dans un doctorat à l’Université McGill et au MIT, toujours dans le domaine de la linguistique mathématique.

« J’ai travaillé dans la recherche pendant plusieurs années, jusqu’en 1998, et j’ai donné des cours à l’Université McGill. Mais dans les années 90, le gouvernement a fait plusieurs compressions budgétaires au niveau de la recherche,et j’ai décidé de changer de voie. ».

Après avoir suivi quelques cours en droit criminel, il s’est dit qu’il avait enfin trouvé ce qu’il voulait faire.

José Bonneau est alors retourné sur les bancs de l’université, à l’UQAM, et a obtenu un bac en droit, puis a passé son Barreau en 2004. Il a fait son stage chez Dagenais et associés, à Montréal, et c’est là qu’il a découvert le droit de la propriété intellectuelle. « Je suis alors tombée dans la marmite. J’ai vu que j’avais des facilités », plaisante celui qui parle de lui comme quelqu’un « d’atypique », dont chaque étape de sa vie se caractérise un peu comme un « accident ».

Dans sa carrière, il a aussi été très brièvement procureur de la Couronne à la ville de Longueuil.