Aude Vaugeois, diplômée en droit de l’Université du Québec à Montréal en 2014
Aude Vaugeois, diplômée en droit de l’Université du Québec à Montréal en 2014
Dans le cadre d’une série sur les études supérieures en droit, Droit-inc interroge des étudiants qui ont fait ce choix après l’École du Barreau. Aujourd’hui, on nous entretient de la maîtrise en droit en travail…

Entrevue avec Mme Aude Vaugeois, diplômée en droit de l’Université du Québec à Montréal en 2014
Programme : Maîtrise en droit du travail
Où : Université du Québec à Montréal
Durée à temps plein : 2 ans

Faites-vous ces études avant ou après votre assermentation?

J’ai commencé avant mon stage du Barreau, mais j’ai pris une pause pour pouvoir le compléter…je reprends la maîtrise immédiatement après!

Pourquoi avoir choisi ce programme particulier après le premier cycle?

Je n’avais pas vraiment prévu de stage du Barreau. Immédiatement après avoir complété la formation professionnelle, c’était déjà clair que je voulais continuer mes études en droit du travail. J’ai donc plutôt fait un stage étudiant dans un syndicat de la construction pour me familiariser avec le milieu! Quant à ma pratique, d’ailleurs, je m’intéresse particulièrement au domaine de la construction.

En quoi consistent les cours que vous suivez?

Il y a un cours de fondements en droit du travail, un cours de méthodologie et trois cours au choix, dont deux en droit du travail. Pour ma part, j’ai choisi de suivre des cours de droit social, de droit international du travail et de rapports collectifs de travail en matière de régimes particuliers (comme dans la construction, par exemple). On a une belle proximité, parce qu’on n’est qu’une vingtaine de personnes dans le programme, et parfois aussi peu que cinq par cours! Il est donc essentiel d’être préparé et d’avoir fait ses lectures. Mon mémoire, quant à lui, concerne l’industrie de la construction. Il n’y a pratiquement aucune littérature sur le sujet, mais ça me force à parler à des gens du milieu! Ma directrice de mémoire est d’ailleurs la professeure Laurence-Léa Fontaine, une sommité dans le domaine.

Qu’est-ce qui est le plus difficile dans ce domaine?

L’autodiscipline! Et la gestion du temps, assurément. Il est difficile de rédiger un mémoire, surtout quand on travaille à temps plein en parallèle. Les cours sont également plus exigeants qu’au premier cycle : trois cours de maîtrise équivalent à cinq cours de baccalauréat en termes de difficulté!

Qu’est-ce que vous visez au terme de ces études? (type d’emploi, carrière, etc.)

Tous les milieux sont intéressants. Cependant, ce que j’aimerais particulièrement, c’est de travailler dans un syndicat.

Suggérez-vous ce domaine d’études supérieures?

Vraiment, oui. C’est une matière qui ouvre beaucoup de portes. Par ailleurs, ce programme m’a donné l’occasion de davantage m’impliquer dans mon milieu universitaire, dans l’association étudiante par exemple. Et ça m’a aussi permis d’obtenir un emploi de coordonnatrice du centre de mentorat en droit!