Me Jean H. Gagnon a plus de 40 années d’expérience à titre d’avocat de négociateur, de médiateur et d’arbitre
Me Jean H. Gagnon a plus de 40 années d’expérience à titre d’avocat de négociateur, de médiateur et d’arbitre
Plusieurs avocates et avocats qui n’ont pas encore vécu l’expérience d’une médiation (quoiqu’il y en ait de moins en moins), ne savent pas toujours comment cela se passe concrètement.

Ils ont encore l’impression que, lors d’une séance de médiation (ou d’une partie importante de celle-ci), les parties (et leurs avocats) sont placées dans des salles séparées. Le rôle du médiateur consiste alors à faire la navette entre ces salles afin d’adoucir les messages parfois chargés d’émotions que chaque partie veut communiquer à l’autre. Et le médiateur transmet, de part et d’autre, des demandes, des offres et des contre-offres jusqu’à ce que les parties se soient suffisamment rapprochées pour être mises dans une même salle afin de finaliser leur entente et de sabrer ensemble le champagne de la réussite.

Cette façon de mener une médiation a effectivement déjà été pratiquée il y a maintenant quelques décennies. Mais ce n’est plus maintenant la méthode privilégiée, quoiqu’il existe encore quelques situations particulières où elle peut être pertinente.

Aujourd’hui, le rôle du médiateur consiste avant tout à offrir, autant aux avocats qu’aux parties, un environnement sécurisant et fertile pour mener leurs discussions, ainsi qu’un encadrement favorisant les véritables échanges. En traversant progressivement certaines étapes structurées, les chances de succès de leurs négociations augmenteront considérablement.

À cette fin, un médiateur expérimenté s’assurera que:
  • les véritables problèmes (qui vont souvent bien au-delà de ceux initialement annoncés) soient bien identifiés, et communiqués, de part et d’autre;
  • que chaque partie ait l’occasion d’exprimer ouvertement à l’autre son point de vue, ses difficultés, ses frustrations et, parfois même, ses émotions (y compris sa colère);
  • que chaque partie comprenne bien le point de vue de l’autre (même si elle n’est pas d’accord avec celui-ci), ainsi que ses véritables intérêts;
  • que plusieurs possibilités et avenues soient avancées et discutées, sans qu’aucune partie ne se sente liée par celles-ci (même par celles qu’elle a elle-même émises. Cela permet d’examiner un plus grand nombre d’alternatives, de choisir la plus satisfaisante et, parfois même, de l’améliorer avant qu’une décision n’ait à être prise quant à la façon de résoudre leur ou leurs différends.

Ceci implique donc que, pour la majeure partie de la médiation, toutes les parties et leurs avocats se retrouvent, avec le médiateur, dans une même salle afin de travailler ensemble à la recherche d’une solution qui soit vraiment la leur, et non celle du médiateur. Exception faite de situations ou l’état des relations entre les parties n’exige autre chose.

Il y a bien encore, dans la plupart des médiations, quelques rencontres particulières (souvent appelées « caucus ») à l’occasion desquelles les parties se retrouvent (en présence, ou non, du médiateur) dans des salles séparées. Mais ces caucus ont généralement des buts précis qui permettent d’améliorer la qualité des échanges lorsque les parties et leurs avocats se retrouvent ensemble.

En 2017, un médiateur fait donc moins d’exercice qu’en 1980 (puisqu’il n’a plus à marcher autant d’une salle à une autre). Les outils à sa disposition pour favoriser la recherche d’une entente se sont grandement améliorés.

Je vous invite à me contacter (par courrier électronique à jhgagnon à jeanhgagnon.com ou par téléphone au 514.931.2602) pour toute question ou tout commentaire.
Jean

Me Jean H. Gagnon a plus de 40 années d’expérience à titre d’avocat de négociateur, de médiateur et d’arbitre.