Des étudiants en ont à nouveau contre les examens du Barreau
Des étudiants en ont à nouveau contre les examens du Barreau
Alléguant que le Barreau « adopte malheureusement une politique arbitraire quant à l’admission de ses membres », un collectif d'étudiants lance une pétition pour exiger que les examens de reprise tiennent compte de leurs préoccupations.

« Le Collectif des étudiants de l'École du Barreau du Québec (Centre de Montréal) » exhorte également la direction de l'École du Barreau à dévoiler les résultats de l'examen de mai 2017.

Le Collectif n'a pas répondu rapidement à nos demandes de commentaires.

Selon la pétition électronique, « l’évaluation finale des 1er et 3 mai dernier (est) Non représentative de la formation professionnelle dispensée à l’École, elle a été basée une fois de plus, sur des méthodes de correction à tout le moins discrétionnaires et sur des procédés non équitables ».

L'exécutif de l'Association des étudiants de l'École du Barreau n'a pas donné suite rapidement à nos demandes de commentaires.

L'an dernier, le président de l'AEEB, Willy Nguele, indiquait à Droit-Inc «qu’on assiste chaque année à de tels mouvements de contestation des étudiants qui, le plus souvent, finissent par retirer leur plainte lorsqu’ils sont finalement reçus à l’examen».

Le Collectif, dont les organisateurs sont inconnus, soutient que « tout porte à croire que le barreau souhaite de manière significative mener une politique arbitraire d’admission par un manque de transparence, une mauvaise foi à toute épreuve et des pratiques déloyales. L'examen du barreau devenant ipso facto semblable à un jeu quasi hasardeux dont le ticket coûterait environ 5000 dollars ».

L'an dernier, une pétition similaire insistait sur l'« inéquité » de questions d'examens qui « ne correspondent nullement à celles que l'École du Barreau prétend transmettre à ses étudiants au cours de la formation professionnelle obligatoire ».

On exigeait alors un engagement écrit par la direction de l'École qu'elle allait procéder « aux ajustements nécessaires pour que nul ne soit pénalisé en raison de l'évaluation de reprise du 8 juin 2016 ».

Les étudiants remettaient en cause des pratiques qui font « planer le spectre d'un
contingentement qui n'ose pas dire son nom ».

En réaction, la directrice Jocelyne Tremblay invitait alors les étudiants à « attendre les résultats de la correction avant de s’en inquiéter ».

Me Tremblay n'a pas répondu rapidement à nos demandes de commentaires.