Navy Vézina et Abbie Leblanc reçoivent leur prix
Navy Vézina et Abbie Leblanc reçoivent leur prix
La délégation canadienne formée de deux étudiantes de l'Université St. Thomas à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, a remporté la première place au Concours international de procès simulé des droits de l'homme Nelson Mandela, à Genève, en Suisse, le 21 juillet.

C’est la première fois qu’une équipe canadienne participait à ce concours depuis sa création, il y a près de dix ans.

Représentée par Navy Vézina, du Québec, et Abbie Leblanc, du Nouveau-Brunswick, la délégation canadienne aura gagné sa cause contre plusieurs institutions postsecondaires prestigieuses, dont la Yale Law School et l’Université Oxford.

Les deux étudiantes, qui font partie de l’équipe de procès simulé de l’Université St. Thomas, ont décidé de tenter leur chance au concours l’hiver dernier, ne sachant pas avec certitude si elles allaient être sélectionnées ou non.

« On a passé plusieurs mois à faire de la recherche et préparer notre cas », explique Abbie Leblanc, étudiante en science politique, en droits de la personne et en littérature classique.

« On pensait presque que l'on n'avait pas été choisies, mais on a reçu une confirmation très tard dans la dernière journée de sélection », explique-t-elle.

Abbie Leblanc et Navy Vézina se sont envolées vers Genève la semaine dernière, en compagnie de leur mentor, la professeure Amanda DiPaolo.

Les cinq meilleures équipes de chacune des régions des Nations unies ont dû faire valoir les deux côtés d'un cas hypothétique devant un groupe d'experts et d’avocats des droits de la personne.

Bien que les équipes des autres universités étaient chaleureuses, les experts présents sur place ont tout de même impressionné les candidates. « La dernière ronde était beaucoup plus intimidante que les autres, parce qu’il y avait plusieurs juges qui siègent actuellement à la Cour pénale internationale », souligne Abbie Leblanc.

Malgré tout, elles ont remporté la première place devant l’équipe de l'Université de Buenos Aires. Leur victoire est une fierté pour l'université néo-brunswickoise et les proches des deux étudiantes.

« Je suis une grand-maman très fière », affirme Suzanne Langlois, grand-mère de Navy Vézina.