Là où il y a des avocats, il y de l'avocasserie.
Là où il y a des avocats, il y de l'avocasserie.
Le magazine juridique américain Law.com relate que plusieurs employeurs américains ont sollicité des avis juridiques quant à leurs obligation légales relatives à l'éclipse solaire totale se produisant ce lundi.

Plusieurs avocats en droit du travail proposent ainsi un petit compendium de droits et de responsabilités relatifs à la gestion de l'événement.

Les employeurs qui invitent leurs employés à admirer l’éclipse sur une terrasse ou sur le toit d'un édifice craignent en effet d'engager leur responsabilité civile.

D'abord, en fournissant des lunettes protectrices pour protéger les yeux des astronomes amateurs, la juriste Glianny Fagundo, de Taylor English à Atlanta, a proposé de faire signer une décharge aux employés qui empruntent un tel accessoire. Elle suggère notamment d'insister sur le fait que d'observer une éclipse directement à l'oeil nu peut causer de sérieux dommages à la rétine, voire la cécité complète.

À cet égard, il faut s'assurer que les employés qui utilisent les lunettes fournies par l'employeur soient conscients des risques qu'ils encourent et qu'ils exemptent leur patron de toute responsabilité concernant leur utilisation ou contre tout défaut de fabrication.

Dans une chronique publiée sur son blogue, le cabinet Fisher Philipps, qui compte une trentaine de bureaux à travers les États-Unis, cautionne contre les excès de zèle face aux employés qui seraient particulièrement distraits par l'événement. « S'ils ne pensent pas à l'éclipse, ils auront d'autres préoccupations, comme la rentrée scolaire ou la fin de l'été », dit le cabinet, qui prône l'indulgence.

Par contre, l'entreprise a le droit d'exiger de ses employés qu'ils restent au travail et qu'ils maintiennent leur productivité et offrent un travail de qualité. Tant que cela est fait, qu'ils regardent l'éclipse si ça leur chante. « Pour les quelques minutes que dure l'éclipse totale, le peu d'impact que cela aura sur la conduite des affaires n'est rien comparé à l'impact sur le moral des troupes.