Sophia Rossi
Sophia Rossi
La nouvelle présidente du Jeune Barreau, Sophia Rossi, a profité de la rentrée judiciaire montréalaise pour expliquer en quoi consistent les défis auxquels font face les avocats de sa génération.

Les stages en milieu de travail sont l'un des dossiers sur lequel l'AJBM se mobilise. Ainsi, certains avocats sont payés 250 $ par semaine pendant leur stage. Une rémunération en deçà du salaire minimum, c'est l'affaire de « de près de 15% des stagiaires en droit », tandis qu'un stagiaire sur 10 n'est pas rémunéré.

Autre épine dans le pied des nouveaux arrivants, l'absence de formation en entrepreneuriat. Alors que plusieurs finissants doivent se lancer en affaire, « aucune formation à cet effet n’est donnée dans les facultés de droit et à l’École du Barreau », déplore Sophia Rossi, ajoutant que les coûts de l'inscription professionnelle sont un frein pour les jeunes avocats.

La conciliation travail-famille reste difficile en pratique privée, tandis que le plafond de verre fait en sorte que seulement 30 % des avocates accèdent à l'association au Québec.

Enfin, l'adoption des technologies par le monde juridique est encore balbutiante. « Le droit ne s’est pas suffisamment ajusté à la technologie », a expliqué Sophia Rossi, ajoutant que « la législation applicable aux avocats et au monde juridique n’est pas encore adaptée pour tenir compte des nouvelles technologies ».

La présidente de l'AJBM a poursuivi son plaidoyer en encourageant ses membres, les « jeunes avocates et jeunes avocates », à continuer de suivre leur rêve.

« Vous croyez en la pratique du droit. Vous vous souvenez pourquoi vous l’avez choisie et ça vous motive à continuer. (...) Vous avez hâte de voir ce que l’avenir vous réserve. Vous savez que vous allez évoluer avec les traditions associées à votre profession, sous le signe des nouvelles technologies, de l'innovation et dans l’ère de l'intelligence artificielle », a expliqué Sophia Rossi.

Rappelant l'importance d'un « système de justice efficace et plus accessible pour la population », elle a conclu en disant souhaiter que les jeunes « soient le changement ».