Me Jean H. Gagnon
Me Jean H. Gagnon
Dans le cours d’une médiation, pourquoi le médiateur tente-t-il de retarder le moment où les parties, ou leurs procureurs, peuvent formuler, et s’échanger, des offres et des contre-offres?

Le médiateur souhaite-t-il prolonger la durée de la médiation plus longtemps que nécessaire pour engranger plus d’honoraires?

Évidemment, non!

La décision de faire appel à la médiation pour aider son client à trouver une solution à un différend est généralement prise après que des négociations se soient avérées infructueuses.

Lors de ces négociations, les parties et leurs avocats ont souvent déjà échangé des offres et des contre-offres qui ne leur ont pas permis d’en arriver à une entente.

Si, devant le médiateur, les parties et les avocats ne font que répéter la façon de négocier qui, jusque-là, ne leur a pas réussi, comment peuvent-ils espérer en arriver à un résultat différent.

Albert Einstein a d’ailleurs déjà écrit avec justesse : « La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent. »

Pour maximiser les chances de succès lors d’une médiation, le médiateur tentera donc d’amener les parties à négocier d’une autre manière.

À cette fin, il guidera les parties à traverser diverses étapes préalables à tout échange d’offres et de contre-offres.

Ces étapes préalables sont de la plus grande importance puisque, souvent pour la première fois, elles amèneront les parties à vraiment s’écouter et se comprendre (sans pour autant être nécessairement d’accord), à bien identifier leurs véritables points d’accord et de désaccord (qui peuvent être différents de ceux annoncés au départ) et d’entreprendre ensemble un véritable travail de recherche d’alternatives et de choix de la meilleure voie pour résoudre leurs différends.

Ce travail est fort différent, et beaucoup plus propice à l’obtention d’une entente satisfaisante, qu’un simple échange réciproque d’offres et de contre-offres. Celles-ci limitent le choix des parties, ainsi que de leurs avocats, à un compromis entre leurs positions respectives. Elles les empêchent de rechercher cette « troisième voie » commune qui recèle possiblement une solution se situant hors du cadre limitatif d’offres et de contre-offres.

Pour ma part, je ne tente pas seulement de retarder la phase d’échange d’offres et de contre-offres en médiation, mais, et encore plus, de la rendre inutile en la remplaçant par un travail structuré de recherche commune de la meilleure voie pour mettre fin aux différends qui opposent initialement les parties.

Je suis convaincu que ceci constitue un volet important de mon rôle de médiateur.

Je vous invite à me contacter (par courrier électronique à jhgagnon à jeanhgagnon.com ou par téléphone au 514.931.2602) pour toute question ou tout commentaire.
Jean

Me Jean H. Gagnon a plus de 40 années d’expérience à titre d’avocat de négociateur, de médiateur et d’arbitre.