Question

Je pratique dans un cabinet national en litige depuis quatre ans maintenant et j’en arrive à la conclusion que la pratique privée n’est pas pour moi. Je veux avoir des enfants, une vie sociale ou tout simplement une vie tout court. Quelles sont mes options?

Réponse

Pierre Arcand
Pierre Arcand
Cher lecteur,
Avant de quitter la pratique privée, j’aimerais que vous preniez en considération les points suivants :

1- En grand cabinet, les cinq premières années sont souvent les plus exigeantes en termes d’urgences et de weekends passés au bureau. Passé cette période, d’autres jeunes paieront les frais des urgences à votre place. Ceci dit, il est vrai que la pratique en grands cabinets est très exigeante mais la rémunération et les défis y sont dans les mêmes proportions. Il s’agit d’une question de choix de vie et je respecte votre position. Je voulais simplement vous souligner que le pire est probablement derrière vous.

2- La pratique privée ne se limite pas aux grands cabinets. Il y a des cabinets de litige avec des objectifs d’heures facturable autour de 1200, avec la rémunération ajustée en conséquence. J’ai justement un poste correspondant à cela à combler et il y en a fréquemment. De plus, votre profil grand cabinet vous positionne favorablement dans le processus de sélection. Les petits cabinets aiment bien recruter les transfuges de grands cabinets. La réalité de la pratique privée est bien plus variée que ce que vous avez vécu à ce jour.

3- La pratique privée est exigeante mais elle vous offre des avantages particuliers que vous ne retrouverez pas ailleurs dont notamment ceux-ci: la possibilité de devenir votre propre patron assez rapidement sans y risquer votre chemise; la possibilité d’avoir un horaire flexible car habituellement on ne se préoccupe pas du moment où vous facturer vos heures mais du total à la fin du mois; moins de rigidité hiérarchique qu’en entreprise ou en organisme public ou parapublic. Et une rémunération qui augmentera plus rapidement dû à l’évolution de votre taux horaire.

Voilà pour les sujets de réflexion et lorsque vous aurez complété ladite réflexion, si votre position n’a pas changée, vous aurez comme options de postuler sur les emplois en entreprise, dans le secteur public ou parapublic, aller enseigner ou encore une multitude d’autres possibilités un peu plus éloignées du droit pur. Je ne peux pas toutes vous les énumérer ici mais comme dit l’adage : « le droit mène à tout, pourvu qu’on en sorte ».

J’espère que ma réponse vous sera utile et je vous souhaite une belle semaine.

La Question au Recruteur

Chaque semaine, le recruteur juridique Pierre Arcand répond à une question posée par vous, chers lecteurs.

La Question au Recruteur de la semaine est choisie parmi toutes celles reçues sur le site. Toutes les questions sont bonnes pour autant qu’elles concernent votre carrière de juriste.

Sur l'auteur

Pierre Arcand s'est spécialisé en recrutement juridique après avoir pratiqué le droit pendant une douzaine d'années. Ayant été associé au sein de cabinets boutiques ainsi que d'un important cabinet de Montréal, il connaît bien la communauté juridique et les enjeux reliés à la pratique du droit tant en cabinet qu'en entreprise. Arcand et Associés, une entreprise spécialisée dans le recrutement de cadres et de professionnels, a été fondée en 1999. Pierre Arcand et son équipe apporte un soutien professionnel tant aux entreprises qu'aux cabinets qui cherchent à recruter les meilleurs candidats disponibles.