Le document judiciaire déposé le 12 octobre à Montréal mentionne qu’Amélia Salehabadi-Fouques a rencontré Marcel Aubut alors qu’elle était membre du conseil d’administration de l’Association canadienne de soccer et enseignait le droit du sport à l’Université de Montréal.

Le premier incident aurait eu lieu à la fin d’une rencontre professionnelle.

« Le défendeur accompagnait la demanderesse à son taxi, ce dernier tenta un baiser violent, non sollicité, ni encouragé par la demanderesse », peut-on lire dans la poursuite.

L'avocate Amélia Salehabadi-Fouques Photo : Radio-Canada
L'avocate Amélia Salehabadi-Fouques Photo : Radio-Canada
L'incident aurait eu des répercussions psychologiques sur la jeune femme. L’avocate se serait confiée à des collègues, qui l’auraient dissuadée de dénoncer Marcel Aubut.

Elle aurait continué de correspondre avec lui, « en s’assurant de ne jamais se trouver seule en sa présence ».

448 000 $ réclamés

La victime alléguée, qui a décliné nos demandes d'entrevue, « s’est rendu compte qu’elle souffrait de choc post-traumatique (sic) » lié à ces incidents.

La poursuite indique que Marcel Aubut aurait aussi nié les allégations de l’avocate lorsqu’elle a déposé une plainte en octobre 2015 au Syndic du Barreau, ce qui aurait aggravé « la souffrance morale » de la jeune femme.

Après avoir quitté ses fonctions au sein du COC, Marcel Aubut avait présenté des excuses publiques pour ses comportements passés à l’égard des femmes.

Il « a cependant nié les allégations de la demanderesse devant le Syndic adjoint du Barreau ».

"Le défendeur manoeuvre, trompe les gens et tente d’ensevelir l’affaire à l’aide de son bureau de communication" - Extrait de la poursuite


Amélia Salehabadi-Fouques réclame 448 000 $ pour les « dommages irréparables à sa réputation, sa confiance et à son estime de soi ».

Marcel Aubut n’a pas répondu à nos demandes d’entrevue.