Louise Arbour fait un don de 440 000 $ à l’UdeM

L’avocate, lauréate du prix Tang et actuelle représentante spéciale pour les migrations internationales à l’ONU, a choisi de verser la totalité de la bourse qui accompagne cette récompense à la Faculté de droit de l’Université de Montréal.

Karim Benyekhlef, professeur à la Faculté de droit et directeur du Laboratoire de cyberjustice; Guy Breton; Louise Arbour; Jean-François Gaudreault-DesBiens, doyen de la Faculté de droit; et Raymond Lalande, vice-recteur aux relations avec les diplômés, aux partenariats et à la philanthropie. Crédit : Benjamin Seropian
Karim Benyekhlef, professeur à la Faculté de droit et directeur du Laboratoire de cyberjustice; Guy Breton; Louise Arbour; Jean-François Gaudreault-DesBiens, doyen de la Faculté de droit; et Raymond Lalande, vice-recteur aux relations avec les diplômés, aux partenariats et à la philanthropie. Crédit : Benjamin Seropian
Cette somme devrait permettre de lancer le projet de recherche État de droit Arbour-UdeM qui va s’échelonner sur cinq ans. Il consiste en une réflexion et une série d’échanges sur les défis contemporains que posent les conceptions et les représentations traditionnelles de l’État de droit.

« C’est ainsi que des professeurs et des étudiants de tous les cycles et de différents horizons pourront réfléchir et apporter un éclairage sur des sujets d’actualité », explique par voie de communiqué le doyen, Jean-François Gaudreault-Desbiens.

Les chercheurs vont ainsi s’intéresser aux dynamiques juridiques, politiques, sociales, économiques et technologiques qui influencent la mise en oeuvre du principe de l’État de droit et proposeront de nouvelles façons de le concevoir.

« Il est nécessaire de faire le point sur les défis auxquels est confronté l’État de droit au moment où nous assistons sur la scène internationale à un effritement de ce principe fondamental», a dit Louise Arbour. « La Faculté de droit de l’UdeM m’est apparue comme le lieu idéal pour faire avancer les connaissances dans ce domaine. »

Un uqamien en droit récompensé

Quatre étudiants de l’UQÀM ont reçu une bourse pour leur implication auprès d'organismes ancrés dans leur collectivité. Parmi eux, Gabriel Sévigny-Ferland, un étudiant en droit.

Audrey L’Espérance, Guillaume Sirois-Gingras, Alexandre Brault, Gabriel Sévigny-Ferland et Laurence Meunier-Dubé. Crédit : Desjardins
Audrey L’Espérance, Guillaume Sirois-Gingras, Alexandre Brault, Gabriel Sévigny-Ferland et Laurence Meunier-Dubé. Crédit : Desjardins
Pour leur implication dans un organisme de leur collectivité ou dans une cause humanitaire, ils ont remporté 2 500 dollars offerte conjointement par COOPSCO, le réseau de coopératives universitaires dont faire partie la Coop UQAM, et Desjardins.

En plus de la bourse d'études, les gagnants ont reçu 500 dollars en produit d'épargne afin de soutenir leurs projets d'avenir et 1 000 dollars a été remis à l'organisme au sein duquel ils s'impliquent.

Gabriel Sévigny-Ferland est membre fondateur du projet d’épicerie coopérative de quartier baptisé Le Détour de Pointe-Saint-Charles, qui permettra aux habitants de la zone sud du quartier, considérée comme un désert alimentaire, d’avoir accès à des aliments frais et sains à bon prix. Il est convaincu que ce projet améliorera durablement son milieu de vie et contribuera également à tisser des liens au sein de sa communauté.

Alexandre Brault (baccalauréat en action culturelle), Audrey L'Espérance (maîtrise en éducation/didactique), et Laurence Meunier-Dubé (maîtrise en travail social) sont les autres récipiendaires, ainsi que Guillaume Sirois-Gingras, étudiant à l’Université de Sherbrooke.

Un programme de mentorat pour réunir étudiantes et avocates

Andréa Kruger, diplômée en droit de l’Université de Montréal, a développé un système de mentorat pour mettre en relation des étudiantes et des professionnelles du droit. « Je trouve que c’est plus facile et moins gênant de réseauter entre femmes », explique la jeune montréalaise de 27 ans.

Andréa Kruger, diplômée en droit de l’Université de Montréal
Andréa Kruger, diplômée en droit de l’Université de Montréal
Baptisé « JURISmentorat », le programme a pour objectif d’offrir à toutes jeunes juristes qui le désirent un service d’accompagnement de haut calibre par des avocates de différents milieux.

Elle a donc commencé à en parler autour d’elle, notamment pour trouver des avocates qui seraient d’accord de participer à l’expérience. « Pour le moment, entre 20 et 30 potentielles mentors ont fait part de leur intérêt dans le projet », poursuit Andréa Kruger. Elles viennent surtout de la pratique privée, de grands bureaux mais aussi de pratique solo.

Pour créer les binômes, Andréa Kruger compte demander aux étudiantes leurs domaines d’intérêt, les raisons qui les poussent à chercher une mentor. En se basant là-dessus, elle va créer des jumelages pour rassembler les profils qui se rejoignent.

La jeune femme a même établi une liste des rôles et des intérêts des deux parties. Ainsi, la mentorée « doit exprimer clairement ses attentes spécifiques à sa mentor » qui de son côté, ne « porte pas de jugements » et crée un climat de confiance.

La jeune femme espère pouvoir officiellement lancer une plateforme web d’ici 2018. Le programme sera d’abord initié à la Faculté de droit de l’Université de Montréal.

Pour accéder au programme, cliquez ici.