C'est l'ex-client de Torys, la fiducie Partners REIT qui réclame 10 M$
C'est l'ex-client de Torys, la fiducie Partners REIT qui réclame 10 M$
C'est l'ex-client de Torys, la fiducie Partners REIT, qui allègue plusieurs manquements à son devoir de loyauté dans une affaire immobilière depuis avortée.

Partners REIT, une fiducie de placement immobilier canadienne établie à Toronto, a retenu les services du cabinet d’avocats pour agir dans le cadre d’une transaction immobilière en 2014, relate le magazine LawTimes, qui publie le compte-rendu de la requête déposée contre Torys au début de mois de janvier.

REIT voulait, il y a de cela quelques années, acheter un complexe immobilier détenu par Holyrood Holdings et s'était adjoint les services de Torys pour ce faire.

Le problème, c'est que REIT a découvert en cours de route que son propre directeur général par intérim, Ron McCowan, avait été un partenaire d'affaires de la patronne de Holyrood, Laura Philp.

La situation, connue de Torys, n'a jamais été divulguée aux administrateurs de Partners REIT, qui avaient pourtant retenu les services du cabinet d'avocats pour la réalisation de la transaction immobilière.

Il y a quelques années, alors que M. McCowan prenait une participation au capital de Partners REIT, il faisait intervenir Laura Philp, de Holyrood, dans la transaction, sur les conseils de Torys. Mme Philp a soutenu M. McCowan dans le cadre de son montage financier pour acquérir 14 % du capital de Partners REIT.

Quand REIT a voulu acquérir des actifs de Holyrood, Torys aurait donc dû l'informer de la relation d'affaires entre son DG par intérim et la vendeuse, ce qu'elle n'aurait pas fait.

Au lieu de quoi, non seulement on a omis de divulguer les liens d'affaires entre les parties, mais on aurait également « privilégié les intérêts de M. McCowan au détriment de ceux de Partners REIT ».

La fiducie de placement a également affirmé que Torys aurait favorisé les intérêts d’autres clients lorsqu’elle s'est retrouvée en position de conflit de d'intérêt, toujours dans le cadre de la transaction Holyrood.

Aucune des allégations n'a été prouvée devant les tribunaux, précise le magazine LawTimes .

Les Viner, associé directeur de Torys, a confirmé à LawTimes qu’aucune réclamation n’a été envoyée à l’entreprise.

-Avec Delphine Jung