Iryna Zazulya et Philippe Gamache

Une demande en mariage lors de la cérémonie d’assermentation

Iryna Zazulya et Philippe Gamache
Iryna Zazulya et Philippe Gamache
Elle a 24 ans et est née en Ukraine, lui est un Québécois pure laine de 29 ans, originaire de Trois-Rivières. « Nous sommes tous les deux danseurs de salsa et c’est à l’occasion d’une soirée dansante qu’on s’est rencontré », raconte Me Gamache.

En réalité, lors de leur rencontre, Me Zazulya ne savait même pas encore qu’elle allait poursuivre une carrière en droit. « Il m’a un peu inspirée… », concède la jeune femme.

Sept ans plus tard, les deux tourtereaux travaillent ensemble au cabinet Daigle avocats, à Trois-Rivières. « C’est tout récent », précise l’avocate qui a fait son stage là-bas. Ils assurent que travailler ensemble n’était pas un objectif en soi, mais puisque l’occasion s’est présentée, autant la saisir.

« Nous ne sommes même pas au même étage. Cela nous permet de ne pas être 24h/24 l’un avec l’autre », explique Me Gamache.

Lui pratique en droit corporatif, quant à elle, c’est plus le droit administratif. Les deux ont aussi une expertise en litige civil et commercial mais assurent ne jamais travailler sur les mêmes dossiers.

Par contre, ils essayent au maximum de partir du bureau ensemble.

« C’est parfois difficile de décrocher, mais on a appris à gérer. On avait peur d’amener le bureau à la maison et finalement, on arrive à séparer les deux. Quand on a besoin de parler travail, c’est au bureau seulement », expliquent-t-ils en cœur.

Pour eux, c’est évident que travailler au même endroit et dans le même domaine apporte des avantages. « On peut compter l’un sur l’autre et surtout, on comprend la situation de l’autre puisqu’on vit tous les deux la même réalité. Personne n’est mieux compris par un avocat qu’un avocat », dit Me Zazulya.

Les deux amoureux devraient se marier en mai 2019. Me Gamache a fait sa demande en mariage lors de la cérémonie d’assermentation de sa douce.

Frédérique Pothier-Paquette et Charles-Antoine Guilbault

Séparer amour et travail

Frédérique Pothier-Paquette et Charles-Antoine Guilbault
Frédérique Pothier-Paquette et Charles-Antoine Guilbault
Les deux amoureux ont récemment lancé leur cabinet, Lex Populi services juridiques, pour favoriser un meilleur accès à la justice.

Ce sont grâce à des amis communs qu’ils se sont rencontrés. Depuis, l’aventure se poursuit pour eux. « Dès le démarrage de notre entreprise, nous avons établi des règles claires afin de séparer amour et travail », explique Me Pothier-Paquette, 26 ans.

Elle et son conjoint de 28 ans pensent que travailler ensemble en étant en couple est une force et « cela démontre notre grande complicité », ajoute la jeune femme.

Pourtant, le destin leur avait envoyé un signe peu optimiste, alors qu’ils débutaient dans la pratique. « L'un de nos tout premiers dossiers concernait des partenaires en affaires, comme dans la vie, pour lesquels l'aventure s'était mal terminée à tous les égards. Il va sans dire que nous trouvions la situation assez ironique ! », raconte l’avocate.

Pas de quoi les démoraliser pour autant puisqu’aujourd’hui, ils semblent très occupés à gérer de nombreux dossiers.

Marie-Hélène Giroux et Clément Monterosso

Des criminalistes indissociables

Marie-Hélène Giroux et Clément Monterosso
Marie-Hélène Giroux et Clément Monterosso
Couple phare des palais de justice, Me Giroux, 52 ans et son mari, Me Monterosso, sont ensemble depuis plus de 15 ans.

« Nous nous sommes rencontrés lors de l’anniversaire d’un ami commun », raconte Me Giroux.

Eux aussi ont fondé leur propre cabinet, Monterosso Giroux Lamoureux fin 2003. Depuis, ils en ont vu défiler des dossiers ! « Cela s’est fait un peu par la force des choses, on parlait toujours de nos dossiers tous les deux, alors on s’est lancé », raconte-t-elle.

En 2008, pour le premier anniversaire de leur fille, ils ont décidé de se marier et depuis, ils forment une famille recomposée avec leurs six enfants.

Pour eux, impossible de séparer vie amoureuse et vie professionnelle. « On est indissociable, on est tout le temps ensemble », ajoute l’avocate.

Jean Piette et Louise Taché-Piette

Développement durable

Jean Piette et Louise Taché-Piette
Jean Piette et Louise Taché-Piette
Jean Piette est spécialiste du droit de l'environnement, conseiller spécial chez Norton Rose. Louise Taché-Piette est à son compte et pratique le droit disciplinaire et professionnel. Ils célèbrent depuis minuit leur 44e Saint-Valentin!

Sacré couple Saint Valentin de Droit-Inc voici quelques années, ils continuent de s'aimer tant l'un l'autre que leur métier.

Le secret?

« Beaucoup de compréhension, de souplesse, de collaboration », explique Me Taché-Piette, conscient que le métier n’est pas facile et que le conjoint doit impérativement comprendre les diverses contraintes qu’il exige.

« Tous les jours, on se dit nos emplois du temps, on essaie parfois de s’organiser pour se retrouver ensemble en même temps, dans la même ville, le même établissement », ajoute son époux.

Une logistique qui a cimenté leur union et leur a permis d’élever au mieux leurs cinq enfants.

Ensemble, il leur arrive même d’évoquer des dossiers, ils en discutent, « tout en respectant leur obligation liée au secret professionnel », précise l’épouse.

« C’est un facteur de rapprochement, parce qu’il y a une compréhension plus profonde des soucis, des contraintes que nos métiers peuvent causer. L’autre peut esquisser des solutions plus pertinentes étant lui-même concerné par cela », conclut l'époux.

Toit, dilemmes, interrogations et lit : ils partagent tout.

Brigitte Gauthier et François Alepin

Après l’amour, reste l’entreprise

Brigitte Gauthier et François Alepin
Brigitte Gauthier et François Alepin
Le cabinet, fondé en 1978 sur l'amour des deux tourtereaux, est aujourd'hui l'un des plus importants au Québec en droit familial.

« J'ai rencontré François quand j'étais étudiante, et lui venait de lancer son cabinet. Je suis allée le voir pour qu'il me donne un boulot étudiant, il a accepté de me prendre et puis... »

Le couple a eu deux enfants, Maxime et Chanel, qui pratiquent tous les deux au cabinet aujourd'hui.

Pour la mère et associé fondatrice, la recette du travail conjoint est simple, mais doit être respectée : « Il faut penser en duo, penser au meilleur intérêt de la firme. Mais il faut que chacun puisse s'épanouir », précise Me Gauthier.

Elle et Me Alepin ont pris des pratiques différentes : elle le droit familial, lui le droit commercial. Leurs enfants, qui étaient aux côtés de leurs parents lors des soupers avec les clients, sont tombés très jeunes dans la marmite de la pratique privée.

Ils ont eux aussi choisi des chemins différents cependant, se spécialisant en fiscalité, ajoutant encore une autre corde à l'arc Alepin Gauthier. « Notre premier bébé, ça a été notre cabinet, et ensuite on a fait deux autres enfants. »

Le cabinet, qui compte aujourd'hui 24 avocats, a été « bâti avec toutes les gouttes de notre sueur et toutes les vibrations de nos cœurs ».

Ce dévouement pour le cabinet, l'importance de la famille pour le couple, et l'accent mis sur le développement personnel de chacun leur a également permis, paradoxalement, de bien réussir leur divorce...

Le couple s'est séparé voici une quinzaine d'années, mais continue de gérer la boutique comme si de rien n'était. « Nous avons toujours eu des discussions sereines et ouvertes. Et quand nous avons entamé les procédures de divorce, François m'a dit je vais prendre la meilleure avocate en droit familial que je connaisse : toi! Aujourd'hui, nous sommes toujours partenaires d'affaires. »

-avec Jean-François Parent