L'ancien chef du Parti québécois André Boisclair
L'ancien chef du Parti québécois André Boisclair
L'ancien chef du Parti québécois André Boisclair a plaidé coupable ce matin au palais de justice de Québec d'avoir conduit avec les facultés affaiblies, en novembre dernier, à Québec.

Dès sa première comparution, l'ex-politicien avait aussi reconnu avoir refusé de se soumettre à l'alcootest et entravé le travail des policiers qui ont procédé à son arrestation, dans le quartier Saint-Roch, au centre-ville de Québec.

Il est condamné à payer une amende de 2000 $ et se voit interdire de conduire un véhicule pendant un an. Il profitera toutefois d'une absolution inconditionnelle en ce qui a trait au chef d'accusation d'entrave à la justice.

André Boisclair a fait une courte déclaration à sa sortie de la salle d’audience.

« Je suis aujourd’hui surtout soulagé qu’il n’y ait aucune autre conséquence que sur moi-même, personne ne subit les conséquences de cette erreur que j’ai commise », a-t-il ajouté.

Il a dit espérer que cette histoire « rappellera à tous qu’il ne faut jamais boire et conduire ».
L’incident était survenu dans la nuit du 8 au 9 novembre 2017. L’ex-politicien de 51 ans avait embouti un lampadaire en bordure de la rue Saint-Joseph.

André Boisclair avait passé une partie de la soirée dans un bar qui célébrait le premier anniversaire de son ouverture. Lors de son arrestation, il avait menacé les policiers de poursuite en déontologie.

Absolution inconditionnelle

Le procureur de la poursuite, Me Jean-Philippe Robitaille, explique qu’André Boisclair n’a pas bénéficié d’un traitement de faveur en ce qui a trait à l'absolution inconditionnelle pour le chef d'entrave à la justice en lien avec les menaces prononcées.

« C’était des paroles qui étaient proférées peut-être sous le coup de son intoxication. Ça n’a pas eu de conséquence, on le voit ce matin. M. Boisclair à mes yeux n’a pas bénéficié d’un traitement faveur, cette mesure aurait pu être imposée à M. Mme Tout-le-Monde. »

L'absolution inconditionnelle est octroyée régulièrement pour les citoyens qui n’ont pas d’antécédents judiciaires, ce qui est le cas de M. Boisclair.

Le procureur met par ailleurs en garde contre l'utilisation de l'expression « erreur de jugement » par André Boisclair.

Selon l'avocat, il faut plutôt qualifier l'incident de négligence puisque que les probabilités d’être impliqué dans une collision augmentent de façon significative lorsqu'un conducteur a consommé de l'alcool.

Après son arrestation, André Boisclair avait reconnu ses torts sur sa page Facebook.