Le recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton
Le recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton
Le recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton, affublé d’un chapeau de marin pour l’associer à Gilligan, le matelot maladroit des Joyeux naufragés. Un nez de sorcière envoyé par courrier interne à une porte-parole de la direction. Un faux diplôme universitaire d’« antisyndicalité », qui imite le logo de l’institution, envoyé à l’adresse personnelle des dirigeants de l’Université.

Tant de gestes considérés comme du harcèlement de la part d’un syndicat étudiant, contre qui l’administration réclame une injonction à la Cour supérieure afin que cessent ces agissements, ainsi que 3 000 dollars à titre de dommages-intérêts. On en a également contre le fait que les faux diplômes envoyés usurpent l’image et les marques de commerce de l’UdeM.

Une dernière tentative de médiation doit avoir lieu cette semaine dans cette affaire qui dure depuis deux ans, écrit La Presse.

Détournement des Joyeux Naufragés

Rappelons les faits : en 2015, alors que la négociation entre l’administration de l’Université de Montréal et un syndicat d’employés étudiants est dans l’impasse, les relations se font de plus en plus acrimonieuses. C’est dans ce contexte qu’ont eu lieu les comportements jugés irrespectueux par l’Université, notamment la publication par le syndicat d’un tract disant : « Qui mène le bateau? Y a-t-il un capitaine à bord? À quand la négociation? Sont-ils cachés sur l’île de Gilligan? ».

Il s’agit d’une référence à la série télévisée culte américaine Les Joyeux Naufragés, diffusée dans les années 1960, où le personnage de Gilligan fait échouer, par sa maladresse, toutes les tentatives pour quitter l’île du Pacifique où les personnages ont fait naufrage.

Reste à savoir si la médiation portera ses fruits et empêchera l’affaire d’être entendue sur le fond.