Me Jacki-Éric Salvant prépare un recours collectif accusant le SPVM de profilage racial
Me Jacki-Éric Salvant prépare un recours collectif accusant le SPVM de profilage racial
C’est ce qu’a annoncé Me Jacky-Éric Salvant vendredi sur les ondes de LCN.

Plus tôt ce mois-ci, le Tribunal des droits de la personne a rendu publique une décision condamnant le SPVM et deux de ses agents à verser 14 000 dollars à un automobiliste noir pour profilage racial. Un jeune ghanéen, lui-même étudiant en techniques policières à l’époque, en 2011, avait été interpellé pour un phare brûlé.

Le Tribunal des droits de la personne a estimé que sa fouille puis son arrestation ont été faites sur la base de profilage racial.

Il s’agit de la troisième cause de ce genre remportée par la Commission des droits de la personne et de la jeunesse depuis 2012.

«Il y en aura d’autres, faites-moi confiance», a déclaré Me Jacky-Éric Salvant à LCN.

«À la Ligue des Noirs, nous souhaitons que les juges soient tout au moins informés de la réalité brutale du profilage racial», a pour sa part expliqué Gabriel Bazin, vice-président de la Ligue des Noirs, lors de la même entrevue.

Le 21 mars dernier, Me Salvant a raconté avoir lui-même vécu une situation problématique avec les autorités.

Il a été interpellé par quatre policiers du SPVM alors qu’il attendait quelqu’un à bord de sa voiture, une BMW, dans le stationnement d’un centre commercial du boulevard Pie IX. Ils lui auraient demandé si la «BM» lui appartenait et ses papiers d’identité.

Me Salvant a sorti sa carte d’avocat et les policiers sont partis.
«Je suis en train de me demander si aujourd’hui, au Québec, il faut être avocat pour ne pas se faire traiter de cette façon-là. Si j’avais été Monsieur ou Madame Tout-le-monde, ça aurait pu dégénérer», a dit le juriste.

Selon Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM, il y avait une intervention antidrogue menée par le groupe Éclipse le soir de l'événement.