Martine Ouellet s'est montrée insatisfaite de la réponse obtenue jusqu'ici par la société d'État
Martine Ouellet s'est montrée insatisfaite de la réponse obtenue jusqu'ici par la société d'État
Lors d'une conférence de presse visant à dévoiler le contenu d'une mise en demeure, jeudi, Martine Ouellet s'est montrée insatisfaite de la réponse obtenue jusqu'ici par la société d'État.

Le 2 mars, à l’émission de radio Médium Large animée par Catherine Perrin, les psychologues Rose-Marie Charest et Dr Hubert Van Gisjeghem ont été invités à une discussion sur le thème des gens qui sont convaincus d’avoir raison, envers et contre tous.

Au cours de cette conversation, le nom de Martine Ouellet, qui s’est retrouvée dans la tourmente après la démission de sept députés bloquistes, a été évoqué.

Mme Ouellet estime que les deux professionnels ont manqué à leur code de déontologie en rendant un diagnostic sans l’avoir consultée en plus de tenir des propos « outrageants, mensongers et diffamatoires ».

Représentée par l’avocat Guy Bertrand, Mme Ouellet demande conséquemment à Radio-Canada et aux psychologues des « excuses publiques », sans quoi elle n’écarte pas une poursuite judiciaire. « Je ne suis pas intransigeante, je suis exigeante », a dit la chef du Bloc québécois et députée provinciale de Vachon.

Appelée à commenter l’enjeu de la liberté d’expression dont bénéficient les médias, Mme Ouellet répond qu’il y a des « limites » à respecter.

Radio-Canada réfute les allégations

Dans un communiqué, Radio-Canada explique que ce segment de l’émission ne visait pas directement Martine Ouellet. « Il est donc totalement faux d’affirmer que Mme Ouellet a été "diagnostiquée" en ondes », peut-on lire dans le communiqué de presse de Radio-Canada.

« En signe de bonne foi », Radio-Canada a retiré l’enregistrement du segment de l’émission de son site Internet et proposé de « rappeler en ondes que la discussion ne portait pas sur Mme Ouellet ». La politicienne a jugé cette réaction du diffuseur irrecevable, ce qui l’a donc conduite à faire cette sortie publique jeudi.

Par la voix de son avocate, Me Valérie Lemaire, Hubert Van Gisjeghem s’abstient de tout commentaire. Quant à Rose-Marie Charest, nous étions toujours en attente d’une réaction au moment d’écrire ces lignes.