Un homme a été condamné au criminel pour avoir piégé une mouffette
Un homme a été condamné au criminel pour avoir piégé une mouffette
Pour la première fois au pays, un homme a été condamné au criminel pour avoir piégé une mouffette et l'avoir laissée périr à Montréal, dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, indique TVA Nouvelles.

En mars dernier, la SPCA avait reçu une plainte concernant une mouffette prise dans un piège et s'était rendue sur place pour secourir la bête. Celle-ci fut conduite chez le vétérinaire et euthanasiée en raison de la gravité de ses blessures.

Accusé d’avoir piégé un animal de la faune et de l'avoir laissé souffrir, Gaetan Bouchard a plaidé coupable, au début du mois de juin, à des accusations de cruauté animale à la Cour municipale de Montréal.

Il devra, en conséquence, respecter une période de probation d'un an, payer une amende de 500 $ et débourser 149 $ à la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal.

C’est la toute première fois au Canada, selon la SPCA, qu’une condamnation pour cruauté animale criminelle est obtenue par rapport à un animal de la faune pris dans un piège.


Condamnation au criminel

Me Sophie Gaillard, avocate au service de défense des animaux de l’organisme explique qu’« avant, les gens ne faisaient que payer des amendes pour la cruauté animale envers des animaux de la faune, comme on paie des amendes pour des contraventions de stationnement avec une voiture ».

La grande nouveauté avec ce dossier selon elle, c’est la condamnation au criminel pour cruauté animale. «Et pour arriver à une telle condamnation, poursuit-elle, il faut prouver que la personne a procuré une blessure, souffrance ou douleur inutile à un animal».

Selon l’avocate, ce jugement servira d’avertissement auprès de toute personne qui souhaite piéger un animal de la faune et qui risque maintenant de se retrouver avec une condamnation au criminel.

Il existe plusieurs solutions de remplacements aux pièges pour un animal de la faune en milieu urbain. Il est possible, en premier lieu, de contacter la SPAC pour obtenir quelques conseils. Pour les cas plus graves, la SPCA convie les citoyens à contacter une entreprise spécialisée pour gérer les animaux de la faune de façon éthique et légale.