Danielle Demers, enseignante chez EMICA
Danielle Demers, enseignante chez EMICA
C’est une journée carrière que ne veulent pas manquer les cabinets d’avocats: consacrée uniquement au secrétariat juridique, elle est organisée par l’École des métiers de l'informatique, du commerce et de l'administration (EMICA). Pas moins de 16 employeurs du milieu juridique, dont les cabinets d’avocats BCF, Fasken, Miller Thomson, Gowlings WLG, Norton Roses Fulbright — pour ne nommer que ceux-là —, l’agence de recrutement Groupe Montpetit et plusieurs autres étaient présents au rendez-vous ce printemps.

Avec un taux de placement de 100 % des finissantes en secrétariat juridique, il n’est pas étonnant que les employeurs se bousculent au portillon, dit Danielle Demers, enseignante chez EMICA, responsable des stages et organisatrice de l’événement. Le besoin de relève est flagrant. Il faut donc déployer tout l’arsenal de séduction pour donner envie aux jeunes adjointes de travailler chez eux.

« Pour fonctionner, notre cabinet a besoin d’une centaine d’adjointes, alors nous sommes toujours en recherche de nouvelles candidates, et ce n’est pas facile à trouver », dit Francine Bonneau, conseillère sénior, ressources humaines chez BCF, avocats d’affaires.

Kim St-Germain, de la firme de recrutement Montpetit
Kim St-Germain, de la firme de recrutement Montpetit
Kim St-Germain, de la firme de recrutement Montpetit, affirme, de son côté, que le secrétariat juridique a toujours été un milieu où la demande est très forte. Il sont venus à la Journée carrière pour rencontrer la relève, pour les connaître.

Entreprise de séduction

Les employeurs n’ont pas ménagé leurs efforts pour rendre leur kiosque attirant : bonbons, chocolats, stylos, cahiers de notes, porte-cartes… Mais que font-ils concrètement pour inciter la relève à joindre leur équipe? « On offre aux finissantes la possibilité de venir faire un stage de fin de formation à la suite duquel elles peuvent joindre notre programme de relève, qui est un stage rémunéré d’une durée de trois mois et chapeauté par des marraines. C’est un stage très structuré, encadré et personnalisé », explique Julie Gagnière, gestionnaire au service de soutien juridique chez Fasken. Même son de cloche du côté de BCF, qui offre également un programme de relève avec stage de trois mois et marraines.

Ce que les employeurs recherchent

Jackie Chan, directrice des ressources humaines chez Gowling WLG
Jackie Chan, directrice des ressources humaines chez Gowling WLG
Très bien maîtriser le français et l’anglais semble être le prérequis sine qua none pour travailler dans le domaine juridique, surtout dans les grands cabinets d’avocats. « Maîtriser les langues, c’est très important, mais le savoir être est évidemment très important aussi », explique Jackie Chan, directrice des ressources humaines chez Gowling WLG. « Le respect, savoir se tenir dans un milieu professionnel, avoir la bonne attitude, l’esprit d’équipe, l’ouverture d’esprit, la bonne collaboration… Ce sont tous des critères importants pour bien réussir dans le milieu juridique. »

Ce qu’il y a encore de plus important, selon Francine Bonneau de chez BCF, « c’est l’intérêt, la curiosité pour le droit ».

Francine Bonneau, conseillère sénior, ressources humaines chez BCF
Francine Bonneau, conseillère sénior, ressources humaines chez BCF
En commençant dans le métier, une finissante peut obtenir un revenu se situant entre 35 000 et 40 000 dollars par année, salaire qui, aux dires de plusieurs, progresse très rapidement et qui peut atteindre jusqu’à 70 000 dollars chez les adjointes seniors.

« C’est sûr que les grands cabinets d’avocats vont offrir un salaire plus intéressant qu’un petit bureau de notaire, mais le salaire du petit bureau de notaire peut équivaloir au salaire d’un petit bureau d’avocats », explique Danielle Demers.