Les écarts de salaire persistent
Les écarts de salaire persistent
En fait, selon cette étude, intitulée «Global Compensation Survey 2018» et conduite par l’Association of Corporate Counsel (ACC) auprès de 5000 professionnels basés dans 65 pays, les conseillères juridiques touchent seulement 78 % de la rémunération de leurs collègues masculins.

En chiffres, on parle de 210 000 dollars de rémunération totale médiane pour les femmes contre 270 000 dollars pour les hommes. Soit un écart de 22 %.

Parmi les juristes ayant entre 11 et 20 ans d’expérience en entreprise, c’est pire : les femmes ne gagnent que 69 % de la rémunération de leurs collègues hommes.

Bonne nouvelle

Il y a quand même une bonne nouvelle, comme le détaille Le Monde du droit : la disparité homme-femme en matière de rémunération chez les conseillers juridiques diplômés après 2010 est quasiment deux fois inférieure à celle observée chez les conseillers juridiques diplômés avant 2000. Une réalité qui laisse entrevoir de possibles changements.

On observe également une parité plus élevée chez les juristes de moins d’un an d’expérience, les femmes touchant 91 % du salaire de leurs collègues masculins. Sauf quand il est question de bonus, puisque les hommes continuent de toucher 26 % de plus que leurs collègues femmes.

Autre bonne nouvelle : le Canada enregistre les écarts de rémunération les plus faibles (83 %) aux côtés des États-Unis (85 %) et de l’Australie (81 %).

Les pires écarts de rémunération se trouvent en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Afrique. Les femmes y touchent en moyenne 38 % et 45 % de ce que gagnent leurs homologues masculins.

Des postes plus choyés que d’autres

Certains postes affichent plus de parité en matière de rémunération. C’est le cas par exemple des directeurs de la conformité et des directeurs des opérations juridiques. Pour le second, il semble même n’y avoir aucune disparité entre les sexes, indique l’étude.


À titre d’information, les conseillers juridiques qui veulent gagner beaucoup d’argent devraient plutôt choisir les domaines suivants : les biotechnologies/sciences de la vie, les hautes technologies/recherche et les services d’hôtellerie et de restauration.

Enfin, l’enquête met en lumière les trois domaines de pratique les plus rémunérateurs, de façon plus générale, soit les marchés des capitaux/titres/finances, les fusions et acquisitions et les réglementations antitrust/commmerciales.