Daniel Bélec, l'ex-maire de Terrebonne. Crédit photo : Jean-Marc Gilbert
Daniel Bélec, l'ex-maire de Terrebonne. Crédit photo : Jean-Marc Gilbert
La Couronne a obtenu une ordonnance empêchant le chef du cabinet de l’ex-maire de Terrebonne de vendre sa luxueuse demeure dont il aurait reçu les plans gratuitement à titre de pot-de-vin, annonce le Journal de Montréal.

Le juge Yannick Laramée a prononcé le 2 août dernier une « ordonnance de blocage de produits de la criminalité » visant la maison de Daniel Bélec, accusé de corruption. Bélec a aussi été maire de La Plaine.

Bélec et son épouse Marie-Claude Lamarche, ex-conseillère municipale, ne pourront vendre leur maison ou la louer à quelqu’un d’autre. L’ordonnance a potentiellement été rendue dans l’éventualité où la Couronne confisquerait sa résidence s’il était reconnu coupable.

Selon le bureau d’enquête du Journal de Montréal, François Barnabé, un entrepreneur en construction résidentielle, a confirmé à l’UPAC avoir donné gratuitement les plans pour la résidence ainsi que certaines modifications.

L’ancien maire de Terrebonne Jean-Marc Robitaille lui aurait passé cette commande destinée à « un bon ami qui veut s’autoconstruire ».

Les enquêteurs estiment que les travaux effectués gratuitement valaient approximativement 1500 dollars.

Dans l’embarras

Daniel Bélec a été arrêté en compagnie de l’ex-maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille, en mars dernier. Les deux hommes sont accusés d’abus de confiance ainsi que de corruption, à la suite d’une enquête de l’Unité Permanente Anticorruption (UPAC).

La poursuite indique qu’ils auraient été à la base d’une magouille qui leur aurait permis d’obtenir des dizaines de milliers de dollars en provenance d’entrepreneurs décrochant des contrats municipaux.

Divers témoins ont confié à l’UPAC qu’ils remettaient à Daniel Bélec des enveloppes comptant des dizaines de milliers de dollars en argent comptant.

Les deux accusés auraient également participé à de luxueux voyages de pêches financés par des entrepreneurs.