Michael Dallaire est sorti de ses gonds au Palais de justice
Michael Dallaire est sorti de ses gonds au Palais de justice
Un homme accusé d'avoir sauté à la gorge de son père est sorti de ses gonds au Palais de justice. Des constables spéciaux et des agents du service de la détention supplémentaires ont dû être appelés en renfort.

« Vous violez mes droits depuis 10 ans ! Je suis sur le bord de péter ma coche », a lancé Michael Dallaire au Palais de justice de Chicoutimi mercredi, a rapporté Le Quotidien.

Son avocat, Me Pierre Gagnon, admet avoir déjà représenté « des clients plus faciles ».

Lors de sa comparution devant le juge, il a traité le procureur de la Couronne de « mythomane », coupé la parole à son avocat et s’appuyait sur le rebord de la section fermée des détenus, comme s’il voulait en sortir, le visage crispé.

Voyant le ton monter, trois constables spéciaux se sont rapprochés de la salle d'audience, prêts à assister leurs trois collègues, déjà aux côtés de M. Dallaire.

Le juge a pourtant fait preuve de patience et a tenté de calmer l'accusé.

Alors que M. Dallaire enregistrait son plaidoyer de culpabilité, il a lancé le faire « sous pression ». Le juge a donc voulu en savoir plus. Un plaidoyer obtenu sous pression n'est en effet pas recevable.

Michael Dallaire est accusé d'avoir, le 30 avril, sauté à la gorge de son père. Lui estime plutôt lui avoir « pris le menton ». Il a ainsi écopé d’une peine de six mois de détention, dont il lui reste 128 jours à purger, et d’une probation de 18 mois. Celle-ci semblait particulièrement l’indisposer.

« Je ne veux rien savoir de la probation, laissez-moi en prison », a lancé l’homme aux nombreux antécédents criminels, qui criait que « la sécurité du public n’est pas compromise ». Il a également accusé le DPCP de vouloir « ruiner » sa vie.

L’accusé a passé son temps à s’énerver, puis à excuser son « écart de comportement » dû à son trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité, pour ensuite recommencer, et parfois s’asseoir les larmes aux yeux.