Me Dimitrios Strapatsa, l'avocat de John Boulachanis
Me Dimitrios Strapatsa, l'avocat de John Boulachanis
John Boulachanis, un voleur de voitures trouvé coupable en 2016 du meurtre d’un de ses complices, a eu partiellement gain de cause contre le ministère de la Sécurité publique à l’issue d’une poursuite judiciaire que Le Journal de Montréal, qui relate l’histoire, qualifie de « farfelue », non sans raison.

En effet, l’homme de 44 ans va recevoir la modique somme de 134 dollars de Québec pour compenser la perte d’effets personnels, dont des revues pornos et des sous-vêtements, pendant qu’il était détenu à la prison de Bordeaux, en attente de son verdict.

Avant son procès, en 2015, Boulachanis avait eu l’aide de son avocat, Me Dimitrios Strapatsa, pour intimider un délateur en diffusant notamment la vidéo de son interrogatoire sur YouTube. L’avocat de 44 ans a été reconnu coupable d’entrave à la justice en octobre dernier au palais de justice de Montréal. « Dimitrios Strapatsas a participé activement à la machination », avait lancé le juge Marc André Dagenais juste avant de prononcer son verdict de culpabilité.

Le 9 février dernier, Me Strapatsa, qui a été suspendu du Barreau, a écopé de 18 mois de prison.

Vêtements endommagés lors de sa tentative d’évasion

Pour en revenir à John Boulachanis, il demandait 546 dollars, notamment pour le remboursement de bottes et d’un pantalon... endommagés par les agents correctionnels lors de sa capture, en novembre 2013 !

En effet, il avait essayé de s’enfuir en sautant de son fourgon cellulaire alors qu’on l’escorait vers le palais de justice de Valleyfield.

Le juge Jeffrey Edwards a noté qu’il était largement « l’artisan de ses propres malheurs », rapporte Le Journal de Montréal. Le magistrat a toutefois cru John Boulachanis, qui se disait atteint d’un trouble obsessionnel compulsif l’incitant à compiler « en tout temps tout ce qu’il possède ». Les avocats du ministère avaient soulevé des doutes sur ce trouble, rapporte Le Journal,

En décembre 2016, John Boulachanis a été condamné pour le meurtre de Robert Tanguay, son complice dans un réseau de vol et de recel de véhicules. Il a été tué par balles et enterré dans une sablière de Rigaud en 1997.

Boulachanis purge depuis une peine de prison à perpétuité au pénitencier de Donnacona.