Le procureur en chef, Christian Leblanc
Le procureur en chef, Christian Leblanc
Alors que les audiences de la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics entament leur dernière ligne droite, le procureur en chef, Christian Leblanc, et la procureure en chef adjointe, Marie-Josée Barry-Gosselin, démissionnent.

C'est l'équipe des communications de la commission Viens qui en a fait l'annonce par voie de communiqué jeudi midi, tout en annonçant la nomination d'une nouvelle procureure en chef, Me Suzanne Arpin.

La commission n'a pas donné de détails sur les motifs de ces démissions. Par courriel, on précise toutefois qu'ils quittent pour des raisons qui leur appartiennent.

Le procureur en chef, Christian Leblanc, assure que sa démission n’a rien d’un désaveu. « On a décidé de quitter pour des raisons qui sont personnelles, mais on ne quitte pas parce qu’il y a de la bisbille ou quoi que ce soit, on n’est pas là du tout », insiste-t-il.

Il était inévitable que des membres de l'équipe quittent progressivement au courant des prochains mois, puisque les audiences sont sur leur dernier droit, explique Me Leblanc. « C'est simplement qu'on part les premiers, c'est plutôt cela la nouvelle », affirme-t-il.

Il estime que son départ n’affectera en rien les travaux de la commission puisque le calendrier des audiences est déjà planifié jusqu’en décembre. Le travail de planification est complètement fait, affirme-t-il. On est convaincu qu’il n’y aura pas d’impact sur la capacité de la commission à respecter ces échéanciers et à faire le travail. « On a le sentiment du devoir accompli et l’équipe juridique qui est encore là, va s’assurer de livrer la preuve qui a été sélectionnée pour les audiences », poursuit Me Leblanc.

La procureure en chef adjointe, Marie-Josée Barry-Gosselin, a livré ces commentaires : « J'étais la procureure en chef de la Commission Viens jusqu'à demain, le 7, et je quitte pour des raisons personnelles, que je ne commenterai pas », a-t-elle déclaré.

Contrairement à l'Enquête nationale sur les Femmes autochtones disparues et assassinées, les travaux de la Commission Viens se sont déroulés jusqu'à présent sans grandes controverses. Son fonctionnement n'a été critiqué qu'à de rares occasions.

La nouvelle procureure en chef, Me Suzanne Arpin, est à l'emploi de la commission depuis 2017. Elle a œuvré principalement dans les domaines de la protection de la jeunesse, de l'adoption, de la justice pénale pour les adolescents ainsi que du droit lié à la santé et aux services sociaux, précise-t-on par voie de communiqué.