La juriste ne censure pas son opinion sur les réseaux sociaux…
La juriste ne censure pas son opinion sur les réseaux sociaux…
Charlene Desrochers, avocate à Ottawa, aurait violé les règles de conduite du Barreau de l’Ontario via certains «tweets».

Les «tweets» concernés sont des commentaires qu’elle a rendu publiques sur son compte Twitter en 2016 et 2017 à propos de certains juges ainsi que des tribunaux de Cornwall en général.

Selon ce que rapporte le Law Times, l’avocate accusait entre autres des juges de s’attaquer à ses origines autochtones en complotant pour condamner ses clients avant même qu’elle ait présenté leur défense.

Elle dépeignait ce genre de discrimination raciale comme étant fréquente envers ses confrères et ses clients.

Dans l’affidavit qui a été déposé dans le cadre du processus disciplinaire, les «tweets» de l’avocate ont été qualifiés de non civils et discourtois.

On lui a aussi reproché de ne pas avoir coopéré au processus disciplinaire et ne pas avoir payé ses cotisations au Barreau, ce qui lui a valu une suspension temporaire de son permis de pratique le 16 août dernier.

Charlene Desrochers accuse haut et fort le Barreau de l’Ontario de mauvaise gouvernance et d’abus de pouvoir, notamment en ce qui a trait aux processus disciplinaires. Elle nie son manque de collaboration et souligne avoir fourni neuf billets médicaux attestant de son incapacité à participer au processus ou de pratiquer comme avocate suite à une blessure.

Elle ajoute ne pas avoir bénéficié d’un délai raisonnable pour se préparer à son audience qui était prévue le 16 août dernier et dont elle a été avisée le 27 juillet.

L’avocate serait présentement en discussion avec des confrères en vue d’intenter un recours collectif contre le Barreau de l’Ontario et dénoncer plusieurs injustices dont elle dit les avocats victimes.

Entre temps, le processus disciplinaire ne semble pas faire reculer l’avocate qui est loin de se censurer sur les réseaux sociaux. En effet, Me Desrochers continue à «tweeter» quotidiennement des commentaires particulièrement crus qui visent directement certains juges.

Récemment, on pouvait lire ceci sur son compte: