Me Marie-Sophie Demers, avocate du sénateur
Me Marie-Sophie Demers, avocate du sénateur
Voilà une histoire née sur internet : c’est en ligne que Sylvia Ribeyro a publié une série de textes dans lesquels elle mettait en cause un sénateur. Celui-ci « avait posé des gestes sexuels envers elle », est-il noté dans la demande d’injonction déposée par le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu.

Les deux individus ont fait connaissance en 2012 dans le cadre d’une discussion sur les droits des enfants agressés et assassinés avant de lancer une pétition en ligne pour parler du droit des victimes, rapporte le Journal de Montréal.

Bien que Sylvia Ribeyro ait porté plainte, elle n’a jamais proclamé d’accusations à l’égard de M. Boisvenu. Il en est de même dans les textes publiés sur internet, où jamais il n’est fait mention du sénateur ou d’un quelconque individu désigné par son nom.

Néanmoins, Pierre-Hugues Boisvenu estime que même si Mme Ribeyro ne l’a jamais mentionné dans ses textes, les détails disséminés ici et là permettent de l’identifier. C’est pourquoi le sénateur requiert 250 000 $ de dommages compensatoires, pour troubles, ennuis et inconvénients, ainsi que pour dommages punitifs.

Son avocate, Me Marie-Sophie Demers, défend de son côté le fait que ces événements portent un risque réel et important d’atteinte à l’intégrité psychologique et à la vie privée de son client.

Sa demande d’injonction provisoire ainsi que sa requête à la cour d’une ordonnance de non-publication ont toutes les deux été rejetées par le juge Benoît Moore. Il faudra attendre le 27 novembre pour connaître la suite du dossier.