Les départements juridiques sont de plus en plus sensibles au contrôle des coûts
Les départements juridiques sont de plus en plus sensibles au contrôle des coûts
C’est du moins ce que révèle le plus récent sondage annuel sur les services juridiques des entreprises, réalisé pour la 19e fois par les consultants américains de Altman Weil.

De 2017 à 2018, plus de la moitié des chefs juridiques des entreprises disent avoir augmenté leurs dépenses, tout en réduisant la portion de l’enveloppe servant à faire appel aux grands cabinets. En fait, la mesure de contrôle des dépenses la plus privilégiée par les affaires juridiques est la sous-traitance à des plus petits cabinets, coûtant moins cher.

Une répartition différente

Les spécialistes de Altman Weil remarquent en outre que les dépenses en hausse, causées par la bonne performance économique, sont néanmoins réparties différemment que dans les années passées.

Ainsi, le travail est dorénavant partagé entre les petits et les grands cabinets, les fournisseurs alternatifs de services juridiques et les ressources internes.

On a davantage recours aux ressources internes pour diminuer les coûts, et ce, dans 40 % des cas. En outre, le tiers des départements des affaires juridiques des entreprises ont carrément délaissé les grands cabinets au profit des plus petits, offrant un meilleur rapport qualité-prix, observe Altman Weil.

Appel aux parajuristes

Par ailleurs, les deux tiers des services juridiques indiquent avoir négocié des réductions de tarifs auprès de leurs cabinets fournisseurs, tandis que la moitié font dorénavant appel aux parajuristes pour combler plusieurs de leurs besoins.

La moitié des répondants au sondage annuel de Altman Weil signalent par ailleurs que les grands cabinets sont davantage réticents à revoir leurs prix à la baisse, alimentant d’autant l’exode vers les plus petites firmes. Alors que le contrôle des coûts est de plus en plus exigé des affaires juridiques, ces dernières hésitent davantage à payer le plein tarif des grands cabinets pour des tâches plus cléricales.

D’où les appels de plus en plus fréquents logés auprès de petits fournisseurs spécialisés, comme les services de recherche, de rédaction ou de gestion des documents et de la preuve.

Pour les grands dossiers requérant des expertises pointues, cependant, les grands cabinets viennent toujours en tête.

Le sondage, issu des réponses fournies par les chefs de près de 300 services dans des compagnies comptant au moins 50 avocats, révèle également que les départements juridiques sont de plus en plus sensibles au contrôle des coûts, et insistent donc pour avoir le détail des services qu’ils achètent.