Geneviève Dufour, professeur et grande voyageuse
Geneviève Dufour, professeur et grande voyageuse
Geneviève Dufour enseigne le droit international à l’Université de Sherbrooke. Elle adore son domaine. C’est aussi une amoureuse des voyages. Pour son plus grand bonheur, son travail lui permet de combiner ses deux passions.

« L’expérience sur le terrain est la meilleure façon de bien cerner les cultures et les mœurs d’un peuple et de découvrir sa mentalité d’affaires, explique-t-elle à Droit-Inc. Si je reste cloîtrée à Sherbrooke, mon enseignement va devenir purement théorique. »

Parfois seule, parfois accompagnée par un collègue ou par des étudiants, Me Dufour parcourt les quatre coins du globe pour faire découvrir à ses élèves les cultures et les réalités d’ailleurs.

Voyager : un «must»

L’enseignante n’a pas assez de doigts et d’orteils pour compter tous les pays qu’elle a visités : Bénin, Vietnam, Cambodge, Indonésie, Togo, Japon, Chine, Corée du sud et la zone démilitarisée séparant le Nord du Sud, pour n’en nommer que quelques-uns.

Elle profite de chaque occasion pour aller à l’ambassade, rencontrer des dirigeants, des organisations internationales, mais aussi des locaux qui donnent généralement le pouls de la réalité économique et politique du moment.

Loin d’affirmer que tous les enseignants devraient être des voyageurs aguerris, Geneviève Dufour considère que c’est un incontournable dans sa branche de droit.

« Mes voyages me permettent d’améliorer ma compréhension des phénomènes internationaux de façon concrète, pas seulement à travers les lunettes de l’actualité, dit-elle. C’est utile pour mes recherches, mais aussi pour transmettre mes connaissances et mes expériences à mes étudiants », poursuit la récipiendaire d’un prix Tremplin en recherche et création pour l’année 2018.

Elle ajoute en profiter pour élargir son réseau de collaboration, ce qui lui permet ensuite d’avoir accès plus facilement et rapidement à des informations pour ses travaux de recherche et connaitre des gens à qui référer ses étudiants en visite à l’étranger.

Si des élèves l’accompagnent, l’enseignante s’assure de bien leur apprendre la façon adéquate de se comporter en commerce international.

« Si on parle d’un pays qui a connu un génocide, mais qu’on ignore ce que ça représente de façon concrète, c’est difficile de comprendre ce que l’histoire a eu comme impact sur la culture, les familles, l’identité d’un peuple.»

Des petits miracles

C’est avec fierté que la Barreau 2002 tient à souligner une initiative du programme de l’UdeS en droit international.« On créé des petits miracles! », dit-t-elle avec enthousiasme.

Le programme accueille chaque année un ou deux étudiants réfugiés dont les études sont financées par les élèves de la Faculté qui fournissent chacun 3,50 dollars par semestre.

C’est d’ailleurs de ce programme que sont nées plusieurs histoires à succès, dont celle d’un élève réfugié qui est parti de presque rien et qui travaille maintenant pour une grande organisation internationale dans une grande métropole du monde.