Une pluie de dossiers en dommages corporels atterrissent sur les bureaux des avocats américains à la suite du Black Friday, explique l’avocat Dominic MV Braus dans Bloomberg Law.

La raison est simple selon le juriste de la firme Carlson : on constate une hausse d’accidents liés au magasinage!

La situation est elle semblable au Québec?

Me Benoît Mailloux, associé chez Fasken
Me Benoît Mailloux, associé chez Fasken
« Le Black Friday n’est populaire que depuis une dizaine d’année ici, mais je n’ai jamais entendu une histoire de la sorte! », répond à Droit-inc Me Benoît Mailloux, associé chez Fasken.

La clef pour s’éviter des ennuis selon lui : n’acheter que ce dont on a besoin.

« Ce n’est pas parce que les complets sont en vente à moitié prix que vous devez aller remplir votre garde-robe! Ne tombez pas dans la surconsommation! »

Vous n’êtes qu’à moitié convaincus? Alors jetez un coup d’oeil à ces cas qui ont été confiés à des avocats spécialisés en dommage corporel aux États-Unis lors des dernières années.

Fausse accusation

Un homme a poursuivi l’entreprise spécialisée en matériel de chasse Cabela en 2018 après que des gardes l’aient détenu, attaché puis électrocuté, car ils croyaient qu’il avait commis un vol. Ils l’ont relaché après qu’une séquence vidéo eut révélé son innocence.

Le consommateur a poursuivi les policiers pour emprisonnement légal, voies de fait, violation de propriété et violations de la Constitution. Le demandeur réclame 700 000 dollars en dommages-intérêts compensatoires et punitifs.

Panier errant

En 2013, une femme poursuit Kmart, un magasin américain à grande surface, après avoir trébuché sur un panier d’achat lorsqu’elle se rendait à la caisse. Elle a jugé que le magasin avait été négligeant en omettant de dégager le panier de la circulation.

Alors que la cour a ne lui a pas donné raison, la décision a été renversée en appel. La plaignante serait parvenue à prouver qu’il était beaucoup plus probable qu’un employé ait laissé un panier sur le sol qu’un client.

Prise dans la foule

Wal-Mart a été poursuivi en 2014 par une femme du Kansas qui aurait été renversée puis piétinée par des clients qui se précipitaient pour obtenir une tablette en rabais à 49,99$ US.

La victime juge que le magasin n’a pas fait le nécessaire pour protéger ses clients, malgré le fait que celui-ci était au courant de cas similaires précédents.

Les parties ont finalement réglé leur différend en 2015.

Le rouli-roulant violent

Wal-Mart a également été poursuivi lors du Black Friday en 2013, cette fois en Oklahoma, alors qu’une femme a trébuché sur une planche à roulettes.

Les parties se sont entendues peu de temps après que le Tribunal eut refusé de traiter l’affaire, jugeant que « les esprits raisonnables pouvaient différer à savoir si la planche à roulettes dans l'allée des jouets créait un danger caché, compte tenu que d’autres boîtes de jouets traînaient probablement dans l’allée. »

Affichage glissant

En 2009, une femme glisse sur un panneau d’affichage sur le sol dans un magasin de grande surface Dillard’s. Elle le poursuit en justice, nécessitant des traitements pour sa douleur, de la thérapie et une chirurgie à la suite de l’accident.

L’affaire a été rejetée par une cour d’appel, puisqu’il n’y avait aucune preuve que le signe était au sol depuis assez longtemps pour que le magasin en soit informé.