Stephen Cole, directeur client en technologie et stratégie chez Mattern.
Stephen Cole, directeur client en technologie et stratégie chez Mattern.
Votre cabinet pourrait faire des économies majeures si vous réclamiez plus de frais administratifs à vos clients, explique une étude de Mattern, une société de conseil juridique basée en Pennsylvanie.

Celle-ci constate que depuis les deux dernières années, les clients sont prêts à payer un plus grand nombre de frais. Selon Stephen Cole, directeur client en technologie et stratégie chez Mattern : si un montant est inscrit sur la facture d’un client, ce dernier est largement enclin à le payer.

« Ce sont des coûts importants à couvrir pour les cabinets. Quand il est question de gros cabinets, on parle de millions de dollars au bout de la ligne. »

L’étude en question démontre que les frais administratifs dans les cabinets sont élevés, mais qu’ils sont en voie d’atteindre un plateau.

La société affirme que les coûts recouverts concernant la recherche juridique ont connu une croissance de 48 %, tandis que ceux relatifs à l’imprimerie ont augmenté de 30 % dans les cabinets.

Dans le sondage, les frais administratifs ont été séparés en trois catégories distinctes : les frais potentiellement facturables, les frais facturés aux clients et les frais payés par les clients.

Tous les frais sont différents

Le rapport indique tout de même une certaine réticence des clients à payer les frais de photocopie, de téléphonie ainsi que de traitement de texte.

Depuis 2016, les cabinets sont plus agressifs dans le recouvrement des coûts relatifs au stockage de données électroniques. 56 % des répondants ont avoué avoir recouvert ces coûts dans le rapport de 2018, tandis que ce chiffre n’était que de 36 % en 2016.

L’étude démontre également que les cabinets cherchent de nouvelles alternatives pour facturer leurs dépenses administratives. Près du quart des répondants ont admis implanter une nouvelle technique afin de les couvrir.

Le tiers des répondants ont simplement arrêté de tenter de charger ses coûts administratifs aux clients, alors que 20 % ont ajusté leurs taux de facturation et 40 % ont combiné ces deux stratégies.

Au total, 34 cabinets de taille et de position géographique différentes ont participé à l’étude.