Me Jennifer Stoddart a été Commissaire à la protection de la vie privée du Canada de 2003 à 2013.
Me Jennifer Stoddart a été Commissaire à la protection de la vie privée du Canada de 2003 à 2013.
Me Jennifer Stoddart connaît en profondeur le domaine de la protection de la vie privée, ayant été Commissaire à la protection de la vie privée du Canada de 2003 à 2013.

Elle mettra désormais ses années d’expérience et son expertise à l’échelle internationale au profit du cabinet Fasken, dont elle rejoint le groupe Protection des renseignements confidentiels, vie privée et cybersécurité en tant que conseillère stratégique.

Après avoir quitté le barreau pendant dix-huit mois, elle y revient en terrain familier.

« Je connais Fasken depuis 30 ans. J’ai connu des avocats seniors du cabinet aux comités de l’association du barreau canadien. Donc c’était presque naturel de les rejoindre » explique-t-elle à Droit-Inc.

Avant d’être Commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Me Stoddart avait été présidente de la Commission d’accès à l’information du Québec.

« J’ai fait ma carrière par choix au sein du secteur public, dans des organismes à distance, avec une autonomie particulière. »

Une question centrale

Si elle poursuit dans le même domaine d’expertise, elle change donc de cadre, adoptant une nouvelle perspective qui est celle des clients de Fasken. Sa passion pour la protection des renseignements personnels et de la vie privée prédomine avant tout.

« C’est une question centrale au sein de nos existences. Il y a les impératifs de notre société démocratique et un niveau de prospérité qui fait que les gens veulent jouir de la nouvelle technologie : c’est un contexte contradictoire mais c’est ce qui est très intéressant. La technologie a des bienfaits mais peut aussi ronger les bases de notre démocratie. »

Dans ce domaine en plein essor, les développements technologiques posent sans cesse de nouvelles questions.

« Dans le contexte québécois, il y a notamment l’avènement de centres d’intelligence artificielle. Ce sont de nouvelles opportunités économiques mais il faut voir comment les gérer pour ne pas nuire à la population. C’est un des plus grand défis » précise-t-elle.