Coûteuses décorations

Poursuite pour des décorations de Noël trop extravagantes...
Poursuite pour des décorations de Noël trop extravagantes...
Voilà 15 ans que Monsieur et Madame Apruzzi décorent leur propriété du New Jersey en y installant plus de 70 000 lumières de Noël synchronisées avec de la musique. Un décor qui requiert trois mois de mise en place et qui leur a coûté 100 000 dollars.

Mais il n’y aura peut-être pas d’édition 2019 : la ville de Old Bridge où ils vivent veut leur faire payer 2000 dollars par soir pour financer les dispositifs de sécurité.

Le spectacle qu’il organise tous les soirs en décembre attire les foules, à tel point qu’il y a des problèmes de circulation et que de nombreux policiers doivent être mobilisés. Sans compter les plaintes des voisins.

Une campagne GoFundMe a été lancée pour payer les 50 000 dollars d’amende. Le couple argue que les dons des spectateurs reviennent à un organisme d’aide aux anciens combattants, et évoque le premier amendement de la Constitution pour défendre leur liberté de croyance.


Guerre judiciaire

Dans la même veine : après quatre ans de bataille juridique, un jury a donné raison à Jeremy Morris contre son association de propriétaires, alors qu’il accusait ses voisins de discrimination à l’égard de ses convictions chrétiennes en tentant d’annuler son spectacle de Noël.

L’homme, qui avait déjà eu des soucis avec la West Hayden Homeowners Association autrefois, les avait averti au moment d’acquérir sa nouvelle maison qu’il poursuivrait sa tradition de Noël en vue de collecter des fonds pour une oeuvre de charité.

Ce qu’il appelle une « guerre contre Noël » est à ses yeux une « guerre contre les chrétiens ». L’affaire avait obtenu une attention nationale lorsque Fox News s’en était emparé en 2015. Jeremy Morris a obtenu 60 000 dollars en dommages-intérêts compensatoires et 15 000 dollars en dommages-intérêts punitifs.


Sapin de Noël raciste

Sapin de Noël raciste
Sapin de Noël raciste
Deux policiers de Minneapolis ont été mis d’office en congé payé - avant qu’une enquête décide de leur sort - pour avoir été impliqués dans des décorations de Noël que le maire de la ville a qualifiées de « méprisables », demandant leur congédiement.

L’arbre de Noël du poste de police a été affublé de cigarettes Newport, d’un ruban de police judiciaire, d’une canette d’alcool à base de malt, d’une tasse de cuisine Popeyes Louisiana et autres objets ayant peu en commun avec les traditionnelles boules et guirlandes d’usage.

Mais les objets ont en revanche en commun de viser la communauté afro-américaine en évoquant différents stéréotypes. Le maire Jacob Frey et le chef Medaria Arrarondo ont dénoncé la connotation raciste du décor, d’autant que le quartier fut le théâtre en 2015 de nombreuses manifestations suite au décès d’un homme noir abattu par la police.


Poursuites saugrenues

Les fêtes de fin d’année peuvent également être l’occasion de litiges loufoques. Ainsi, aux États-Unis, un homme déguisé en renne à l’occasion d’une fête de Noël poursuit son voisin qui lui a tiré dessus, le méprenant pour du gibier.

En Arizona, les détenus d’une prison municipale ont intenté un recours contre les services de police, alléguant que d’être forcés d’écouter des cantiques de Noël alors qu’on croupit derrière les barreaux est une forme de torture.

En Idaho, enfin, une mère a tenté d’obtenir une injonction contre la parade de Noël municipale, parce qu’on avait refusé à sa fille d’être la Fée des glaces.


-Avec Jean-François Parent