Un voleur victimisé, une amende de 1$, un chien écolier...
Un voleur victimisé, une amende de 1$, un chien écolier...
Battu par sa victime… et indemnisé

Les faits remontent à 2015 : dans un commerce de prêteur sur gage, un voleur était entré en conflit avec le commerçant, puis l’avait frappé avant de s’emparer d’une chaîne en or et de s’enfuir en vélo avec son larcin, d’une valeur de 3000$.

Mais après avoir appelé la police, le vendeur a poursuivi puis tabassé pendant plusieurs minutes le malhonnête, à tel point que les policiers ont dû venir à son secours. Le voleur a donc décidé de porter plainte contre sa victime, qui s’est vue accusée de voies de fait causant des lésions.

Après un premier refus, le pillard a fait appel. La juge administrative Hélène Gouin a finalement conclu que le passage à tabac est un événement indépendant du vol, et que le voleur est ainsi une victime qui devra être indemnisée. Le Procureur général du Québec a annoncé qu’il portera la décision en appel.

Une amende d’1$ pour du gazon abîmé

Il y a des procès où la peine est à la hauteur de l’enjeu. Un couple de Dollard-des-Ormeaux a été condamné à payer 1$ à son voisin pour avoir laissé un tas de branches sur une parcelle de gazon lui appartenant en partie.

Le voisin en question avait réclamé 317$ de compensation aux petites créances. Il reprochait au couple d’avoir laissé les branchages pendant un mois et demi sur le gazon, ce qui avait laissé pour trace une tache jaune et de la vermine. Le juge Luc Huppé a opté pour une indemnisation estimée proportionnelle à l’ampleur du préjudice.

Un chien à l’école secondaire

Un élève du secondaire à Québec a obtenu en cour de pouvoir amener son chien thérapeutique, Mika, en classe. Une victoire contre le conseil scolaire qui s’y opposait, par crainte que le chien n’affecte le bien-être d’un autre élève, allergique, ou qu’il puisse constituer une menace.

Souffrant d’autisme, Thomas Labonté s’appuie sur la présence de Mika pour rester calme. Les parents du jeune homme de 15 ans avaient décidé de poursuivre la Commission scolaire de la capitale.

Mais des conditions s’appliquent à la décision : si le tribunal autorise l’élève à amener Mika au secondaire, celui-ci devra en revanche changer d’école pour ne pas importuner l’élève allergique. Et le juge a refusé la demande de 75 000$ de dommages et intérêts de la famille.

Naissance non consentie

On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas ses enfants non plus. Un jeune homme vivant à Mumbai a intenté un procès à ses parents pour lui avoir donné la vie sans son consentement.

Arguant que les humains ne connaissent que la misère et la souffrance, l’homme d’affaires de 27 ans, qui prône une philosophie antinataliste, considère qu’il est immoral de mettre au monde des enfants et que les victimes doivent donc être indemnisées.

Ses parents, avocats tous les deux, reconnaissent la témérité de la démarche de leur fils mais espèrent « une explication rationnelle sur la manière dont nous aurions pu obtenir son consentement pour naître ».