Le bâtonnier du Québec, Me Paul-Matthieu Grondin
Le bâtonnier du Québec, Me Paul-Matthieu Grondin
C'est le 1er avril qu'est entré en vigueur le nouveau Règlement sur la formation continue obligatoire des avocats du Barreau du Québec.

À partir de cette date, tous les avocats devront suivre au moins trois heures de formation continue en éthique, déontologie et pratique professionnelle parmi les 30 heures prescrites à chaque période de référence de deux ans.

« Nous voyons ce nouveau règlement comme une évolution, nous a expliqué le bâtonnier du Québec, Me Paul-Matthieu Grondin. Ça fait dix ans que la formation continue existe, il était temps de revoir nos processus pour les optimiser ».

Le barreau prendra en charge cette formation, qui sera adaptable en fonction du domaine de pratique de l'avocat. Pour la suivre, les membres devront s'acquitter d'une somme de 18,50 $. « Elle sera entièrement gratuite pour les avocats qui comptent moins de cinq ans de pratique », a toutefois précisé Me Grondin.

Plus d'autonomie pour les avocats

Outre cette formation en déontologie et en éthique, le nouveau règlement prévoit une autonomisation plus importante des avocats dans le choix de leurs formations.

Jusqu'à présent, les activités devaient être animées par des dispensateurs reconnus par le Barreau et être elles-mêmes reconnues. Le nouveau règlement aboli ces exigences.

« Par exemple, un membre qui pratique en droit du travail ou en droit de la famille qui veut suivre une formation en psychologie n'aura pas à s'assurer que la formation est reconnue », a expliqué le bâtonnier.

Attention toutefois, le Guide général sur le règlement précise que ces activités « doivent être liées à l’exercice de la profession ». Une formation pourra donc être retirée du dossier d’un membre si, par exemple, son contenu n’est pas pertinent ou si l’expérience et les compétences du formateur sont jugées insuffisantes par le Barreau.

« Les avocats sont les mieux placés pour savoir ce qui est pertinent à leur pratique, on leur fait confiance. Mais il risque d'y avoir une certaine forme de contrôle », a précisé Me Grondin.