Ève Bérubé-St-Pierre a été radiée pour une période de sept mois.
Ève Bérubé-St-Pierre a été radiée pour une période de sept mois.
Le Barreau du Québec a annoncé la radiation de l’ex-avocate Ève Bérubé-St-Pierre pour une période de sept mois.

Le 15 février dernier, la juriste a plaidé coupable à trois chefs d’accusation à son égard.

Elle était alors accusée d’avoir omis de déposer des documents nécessaires à l’appel de sa cliente, en plus de l’avoir induit en erreur, lui indiquant que ceux-ci auraient bel et bien été remis.

Comme il est indiqué dans le jugement consulté par Droit-inc, Ève Bérubé-St-Pierre s'est également approprié la somme de 1500 dollars, qui lui a été donnée par sa cliente et la soeur de celle-ci pour ses services.

Le Conseil de discipline du Barreau formé du président Me Georges Ledoux et des membres Mes Julie Bourduas et Craig S. Berger, a donc ordonné à l’intimée de rembourser 1000 dollars à son ex-cliente, puis 500 dollars à la soeur.

Elle écope donc de deux mois de radiation pour avoir omis de remettre la requête d'interjeter l’appel, ainsi que de cinq autres mois pour ne pas avoir rendu les services professionnels à sa cliente pour lesquels elle avait reçu 1500 dollars.

Deux autres mois de radiation lui ont été imposés pour avoir été malhonnête avec sa cliente, mais ceux-ci pourront être purgés concurremment à la radiation d’une durée de cinq mois.

En ordonnant cette sanction, le Comité de discipline du Barreau agréait à la recommandation conjointe établie par l’intimée et le syndic adjoint du Barreau du Québec, Me Luc Lapierre.

Un faux rendez-vous

En janvier 2017, Ève Bérubé-St-Pierre était mandatée par une cliente, déclarée coupable de deux chefs d’accusation de voies de fait, de porter en appel une sentence imposée par une Cour municipale devant la Cour supérieure.

L’avocate ment alors à sa cliente, lui indiquant qu’elle avait bel et bien déposé la requête d’interjeter l’appel de la sentence à la Cour municipale.

Elle lui indique même qu’une audition pour l’appel doit avoir lieu le 25 août 2017, alors qu’aucun rendez-vous n’a été fixé avec la Cour.

Plus tard, l’avocate indique à sa cliente qu’elle est dans l’obligation de remettre l’audition, en raison de l’état de santé de l’un des membres de la famille.

C’est en septembre 2017, alors qu’elle retire le mandat à son avocate, que la cliente réalise que l’appel n’avait jamais été déposé à la Chambre criminelle de la Cour supérieure.

Après avoir fait défaut de payer ses cotisations annuelles, Ève Bérubé-St-Pierre n’était plus inscrite au tableau de l’Ordre depuis le 27 avril 2018.

Elle n’a pas répondu aux demandes de Droit-Inc.