Pascale Gaudette, procureure aux poursuites criminelles et pénales à Rivière-du-Loup Photo : Radio-Canada / François Gagnon.
Pascale Gaudette, procureure aux poursuites criminelles et pénales à Rivière-du-Loup Photo : Radio-Canada / François Gagnon.
Des élèves de cinquième année de Rivière-du-Loup ont été initiés dans les derniers mois à différents aspects du système judiciaire. Il s'agit d'une initiative du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui espère aider ces jeunes de 10 et 11 ans à faire de meilleurs choix tout au long de leur vie.

Pendant 15 semaines, cinq procureurs aux poursuites criminelles et pénales de Rivière-du-Loup ont donné bénévolement des ateliers dans trois classes de cinquième année de l’École Joly.

Ils ont abordé, par exemple, le système de justice, l'intimidation, le phénomène des gangs, la pression des pairs, la résolution des conflits, la prudence sur Internet et la consommation de drogues et d'alcool.

Les élèves de cinquième année ont été ciblés parce qu’ils sont à un âge idéal pour que le message passe.

Les recherches montrent qu'à cet âge-là, 11 ans, ils sont encore dans un âge critique où ils sont très réceptifs encore aux lois et à l'autorité. Chose qui tend à se dégrader un petit peu au cours de l'adolescence, explique l’une des procureures aux poursuites criminelles et pénales qui portent le projet, Pascale Gaudette.

Un procès simulé

Ce programme, appelé Projet d’enrichissement juridique et décisionnel, a culminé par une simulation de procès, qui a eu lieu dans une salle de cour du Palais de justice de Rivière-du-Loup.

« Je trouvais ça le fun, on pouvait en apprendre plus au palais de justice, dans la salle de cour, ce qui se passait. Je trouvais ça le fun qu'on (puisse) tous jouer un rôle pour faire un procès simulé », raconte Samuel Pelletier.

Former de futurs citoyens

Les instigateurs du projet espèrent que les jeunes sortiront de cette formation mieux outillés pour les choix qu’ils devront faire au cours de leur adolescence et de leur vie adulte.

« L'accessibilité à la justice, c'est une des voies qui est fort importante pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales. Cette accessibilité-là et cette connaissance du processus judiciaire amènent du bel espoir pour nos futurs adultes », a déclaré Pascale Gaudette.

Au Québec, 102 procureurs aux poursuites criminelles et pénales participent au Projet d'enrichissement juridique et décisionnel. Des procureurs de Rimouski et de Baie-Comeau sont du nombre.

Au total, un peu plus de 1000 élèves ont bénéficié de ce programme cette année dans la province.