Louis-P Bélanger répond.
Louis-P Bélanger répond.
L’ENVERS DE LA MÉDAILLE

J’ai été surpris et très déçu à la lecture de l’article à mon sujet publié le 25 avril 2019 par Droit-Inc.com, qui contient plusieurs inexactitudes que je me dois de corriger. Il y a souvent deux versions à une histoire, voici la mienne.

Deux plaintes rejetées

Contrairement à ce qui est allégué, je n’ai pas quitté Stikeman parce que j’estimais que les plaintes déposées contre moi étaient fondées, bien au contraire. J’ai quitté parce que le lien de confiance n’existait plus.

En ce qui concerne ces plaintes, il faut comprendre qu’il y a eu quatre (4) plaintes : deux (2) plaintes provenant d’un couple et deux (2) plaintes d’avocates ayant travaillé au cabinet.

Une partie importante des allégations provient d’une ancienne employée avec qui j’ai été en couple entre 2011 et 2015, et de son nouveau mari depuis 2017, aussi un ancien employé. Ces deux (2) plaintes ont pourtant été rejetées, ce qui n’est pas mentionné dans l’article.

Durant ma relation avec cette plaignante qui a duré environ 4 ans, je n’ai jamais été violent. Je n’ai jamais été violent avec aucune femme par ailleurs. Contrairement à ce qu’affirme l’article, je n’ai jamais eu de rapport sexuel avec elle alors qu’elle « était sous l’emprise de l’alcool et vomissait ». Cette allégation, comme le reste de sa plainte, a été rejetée.

Après la rupture, et alors qu’elle ne travaillait plus au cabinet, il y a eu un litige entre nous concernant le règlement de certaines questions matérielles. La signification d’une lettre par mon avocat au mari de cette plaignante a donné lieu à une plainte du mari. Cette plainte a également été rejetée.

Quant à la mention d’une attestation médicale pour m’interdire d’entrer en contact avec son mari, l’article laisse croire que l’attestation me visait, pour protéger le plaignant. C’était en fait l’opposé ! Après avoir découvert la liaison entre mon ancienne fréquentation et celui qui allait devenir son mari après leur départ du cabinet, dans des circonstances très difficiles qui m’avaient ébranlées, je ne souhaitais plus lui parler, mais il s’en était plaint. Un professionnel de la santé m’ayant recommandé de ne pas avoir de contact avec lui, j’ai remis à l’administration une attestation à cet effet. Cet aspect de sa plainte a aussi été rejeté.

Quant aux deux (2) autres plaintes alléguant harcèlement psychologique et / ou sexuel, datant respectivement d’il y a plus de 10 ans et plus de 25 ans, et provenant de plaignantes ne travaillant plus au cabinet depuis de nombreuses années, je les ai vigoureusement contestées. On me reprochait de me tenir parfois dans l’espace personnel des gens (« dans la bulle ») en discutant ou en regardant des documents, un comportement que j’ai admis, et qui s’appliquait aussi avec les hommes ! Il n’y avait cependant aucune connotation sexuelle et je n’ai jamais posé de geste à caractère sexuel.

Ai-je un tempérament parfois bouillant ou trop intense ? Oui. Je peux concevoir aujourd’hui, en rétrospective, que mes agissements ou mes propos aient pu indisposer ou rendre mal à l’aise certaines personnes, dont les plaignantes avocates. J’en suis désolé et je m’en excuse sincèrement auprès d’elles. Jamais je n’ai eu d’intention malveillante ou à connotation sexuelle.

Un processus confidentiel ?

Afin de respecter la confidentialité du processus, je m’en suis tenu, lors de mon départ, à expliquer que j’avais l’intention depuis quelque temps de ralentir le rythme de travail en transition vers la retraite, ce qui était vrai. J’ai donc gardé le silence au sujet de l’enquête. Dans le respect de la confidentialité, je limite donc cette réplique aux faits essentiels pour répondre aux allégations rendues publiques, sans plus.

Mes proches (ma conjointe, mes filles jumelles, leur mère), mes amis et collègues qui me connaissent, dont plusieurs avocat(e)s avec qui j’ai travaillé, et travaille encore dans certains cas, depuis de nombreuses années, savent où se situe la vérité.

Louis P. Bélanger