Me Élise Gravel.
Me Élise Gravel.
Le Centre communautaire juridique de Montréal accueille deux nouveaux directeurs : Mes Élise Gravel et Jolan Paquin Boulé.

Me Gravel dirigera le bureau de droit criminel et pénal.

C’est en 2003 que la juriste a rejoint le Barreau, après avoir complété son stage chez Pepper et associés. Elle pratique au sein de ce cabinet jusqu’à son embauche au Centre communautaire juridique de Montréal.

« Je pense que les organisations d’aide juridique sont aussi essentielles que notre régime de santé publique. On aide les plus vulnérables, les plus démunis, les plus seuls au monde. Pouvoir défendre cette clientèle-là, c’est un honneur », déclare à Droit-Inc l’avocate.

Sans regretter son changement de vocation, elle avoue avoir dû faire le deuil de la pratique, puisqu’elle se consacre désormais entièrement à la gestion.

Le virage n’est pas moindre, étant donné que l’ancienne de l’Université de Montréal, n’avait aucune expérience en gestion… ou presque.

« J’ai été pendant 14 ans entraîneuse de ski. Je m'occupais de mon équipe, la coachais, la dirigeais vers un but commun, je réorganisais des processus. Finalement, c’est pas mal la même affaire! », lance-t-elle en riant.

Elle suit désormais un certificat au HEC spécialisé dans la gestion des cadres.

« Si on occupe un poste et qu’on a l’impression qu’on maîtrise tout, c’est peut-être le temps de passer à autre chose. On n’arrête jamais d’apprendre. »

Un parcours différent

Me Jolan Paquin Boulé.
Me Jolan Paquin Boulé.
Pour sa part, après avoir terminé ses études à l’Université de Sherbrooke, Me Paquin-Boulé a rejoint le Bureau d’aide juridique de Montréal en droit criminel, et ne l’a pas quitté depuis.

Il dirigera désormais le bureau de droit criminel et de la santé.

Avant d’entamer sa carrière, son père, Me Pierre Boulé, lui répétait toujours deux choses : ne pratique pas du droit criminel et ne rejoint pas l’aide juridique. Deux consignes auxquelles il ne s’est pas gêné de déroger!

« Il était à son compte, du côté de la défense. Je pense que quand tu es avocat, tu as toujours la perception que la population que l’on fréquente à l’aide juridique n’est pas facile », estime-t-il.

Tout comme Me Gravel, son défi sera de s’adapter à son nouveau rôle, puisqu'il n’a jamais fait de gestion auparavant. Lui aussi suit la formation offerte par le HEC.

« Je vais apprendre à devenir gestionnaire. Par contre, j’ai fait neuf ans d’aide juridique, alors je connais bien les rouages d’un bureau d’aide juridique. »

En occupant ses nouvelles fonctions, le juriste espère pouvoir donner au suivant, en aidant ses collègues à se démarquer.

« Quand j’ai commencé à l’aide juridique, ils ont été d’une grande inspiration. Sans eux, je ne serais pas ici. C’est cette passion-là que j’aimerais inspirer aux plus jeunes. »