Dave Galbenski, fondateur de Lumen Legal, analyse la « gig economy ».
Dave Galbenski, fondateur de Lumen Legal, analyse la « gig economy ».
La « gig economy », c’est le marché du travail caractérisé par la prédominance de contrats à court terme, à la pige, plutôt que des emplois permanents.

Selon une étude de Upwork, d'ici 2027, plus de 50 % de la main-d'œuvre américaine sera pigiste.

Dans ce contexte, vous ne serez pas surpris d’apprendre que la « gig economy » révolutionnera la manière dont les services juridiques sont prodigués. C’est du moins ce qu’avance Dave Galbenski, fondateur de Lumen Legal, sur Attorney at Work.

Selon lui, les progrès technologiques, l'évolution des préférences de carrière et la perception qu'ont les clients de la maximisation de la valeur des dépenses légales mènent à un nombre croissant d’opportunités de travail à la pige.

La plupart de ces emplois sont créés par des entreprises, qui nécessitent le support d’un avocat dans le cadre d’un projet. Le partenariat se déroule pour une période de temps déterminée, plutôt que sous la forme d’un emploi permanent, explique-t-il.

Travailler où et quand on veut

Un « effet de réseau » est un concept économique qui décrit comment certains produits ou services deviennent plus utiles lorsque plus de gens les utilisent.

Par exemple, un télécopieur n’était guère pertinent, jusqu’à ce que de nombreuses personnes en soient propriétaires. Il en va de même avec les réseaux sociaux.

Selon Dave Galbenski, le marché des services juridiques à la demande suit cet effet.

« Les avocats talentueux qui avaient peut-être déjà hésité à quitter un cabinet d’avocats pour s’engager dans une carrière plus flexible recherchent activement de nouvelles opportunités de travailler où ils le souhaitent, et quand ils le souhaitent » , écrit-il.

Il explique qu'auparavant, les services juridiques des entreprises voulaient que leurs employés soient sur place. Désormais, ils priorisent la recherche de la personne idéale pour leurs besoins, quel que soit son emplacement.

À son avis, avec la technologie, les limitations géographiques qui, historiquement servaient de barrières entre le talent juridique et la demande juridique continueront d'être supprimées.

De plus, les entreprises ne recherchent plus un seul et unique cabinet d’avocats pour gérer tout leur travail juridique. Elles recherchent plutôt le bon expert adapté à un besoin donné, tel que le mentionne le vice-président exécutif.

Plus d’options

Les changements dans la manière dont le travail juridique est effectué ont créé de nouvelles opportunités pour les avocats d’explorer les options en tant que détachés virtuels.

« En effet, pour de nombreux avocats, une carrière juridique ressemble à une autoroute à grande vitesse. On a souvent l’impression que les seules options sont de mettre la pédale au sol, de prendre une sortie, ou d’avoir un accident », écrit Dave Galbenski.

Mais selon lui, les options sont désormais plus grandes.

La « gig economy » permet aux avocats de se concentrer sur ce qu'ils font le mieux - le travail juridique lui-même - plutôt que sur l'acquisition de clients, la facturation et le recouvrement des honoraires.

Dave Galbenski estime qu’elle permet aux avocats d’avoir la flexibilité de gérer leur propre entreprise, sans les maux de tête qui y sont associés.

Dans bien des cas, la géographie n'est plus un facteur limitatif. Les clients sont désormais plus préoccupés par la façon dont le travail est effectué que par l'endroit où il est effectué.