Me Stefanie Wlodarczyk.
Me Stefanie Wlodarczyk.
Initialement, Me Stefanie Wlodarczyk était très intéressée par le droit international. Mais après avoir passé un stage comme à la ville de Dollard-des-Ormeaux, la piqûre du droit municipale l’a atteinte!

Depuis, la juriste de 34 ans aux origines polonaises a travaillé comme conseillère juridique à la ville de Mascouche et été chef de division au Secrétariat général du greffe de la ville de Laval avant de se joindre à l’Union des municipalités du Québec (UMQ) en tant que conseillère juridique.

Elle nous a parlé de son travail, de sa vision du métier de conseillère juridique et de son parcours.

Droit-Inc : Plusieurs rêvent aux grands cabinets à leur sortie de l’Université. Vous avez plutôt pris la décision de travailler avec des municipalités. Pourquoi?

J’ai fait un baccalauréat en histoire, société et culture occidentale avant d’entrer en droit. L’histoire, c’était mon premier amour!

J’étais un peu plus mature quand je suis entrée au bac en droit, je savais ce que je voulais.

Au début, c’est vraiment le droit international qui m’a plu. Ses grands principes théoriques, ses enjeux globaux fascinants. Puis, je me suis retrouvée à faire un stage en droit municipal, et à y faire mon chemin.

Ce qui est particulier, c’est que le droit municipal allie des grands concepts juridiques à des concepts pratiques, des idées concrètes. C’est un mariage entre les deux. On a droit à de la haute philosophie, mais de vrais changements.

Si l’histoire était votre premier amour, pourquoi l'avoir délaissé au profit du droit?

En histoire, j’aurais emprunté la voie académique en passant par la maîtrise et le doctorat. Je voulais toucher à quelque chose de plus technique, moins théorique.

J’avais fait un cours des droits et libertés de la personne lors de mon premier bac, qui m'a fait pencher vers des études en droit.

Quelles sont vos fonctions exactes?

J’assure le suivi de statuts réglementaires, du service de regroupement d’achat. Dans les appels d’offre, des questions peuvent survenir, alors on assure un suivi. On travaille sur différents dossiers au niveau provincial, en offrant un support juridique. Il y a aussi le service au membres, qui représente la moitié du travail.

Quelle est votre journée typique au boulot?

Il n’y en a pas! Et je dois le dire, c’est quelque chose que j’aime beaucoup.

On fait des veilles législatives au quotidien. Des fois, des questions politiques surviennent rapidement dans nos villes. On répond aux questions de nos membres, avec notre service d’accompagnement gratuit.

On retrouve aussi des questions de fiscalité municipale, de gestion contractuelle en urbanisme et d’expropriation.

Qu’est-ce qui vous passionne dans votre travail?

La force, le dynamisme de notre équipe. Avant de me joindre à cette équipe, il y a un an et demi, j’en entendais déjà parler en bien par divers professionnels.

Tout le monde est centré sur notre mission, sur l’esprit de bien servir nos membres, sur des principes de solidarité. Le domaine municipal, je l’adore. J’ai déjà travaillé avec trois municipalité, et à l’UMQ, et je ne m’en tanne pas.

Quels défis s'annoncent en droit municipal?

D’accompagner les municipalités dans le nouveau système de gestion de plaintes. C’est un gros changement en gestion contractuelle. On accompagne nos membres dans le processus, en organisant des webinaires et un guide pour les municipalités.

On espère que l’impact sur nous sera minime! C’est davantage un changement de paradigme.

Il y a également un autre enjeu important pour les municipalités: s’adapter aux changements climatiques.

Quel type de juristes cadre bien ce type de droit?

Un juriste conscient, au service de la population, de ses intérêts. La pire chose dans le domaine, c’est de s’éloigner du citoyen.

Il faut avoir à coeur le droit municipal, être prêt à travailler en équipe, avec plusieurs professionnels variés comme des greffiers, des urbanistes, des ingénieurs. Il est nécessaire d’aimer plusieurs sujets variés.

Quelle est la suite pour vous?

Un saut au privé n’est pas dans les cartes.

Je touche vraiment à des questions variées ici. C’est dynamique, on touche un peu à tout! C’est tellement passionnant, et très facile d’être dévouée ici.

Quel conseil donneriez-vous aux étudiants qui voudraient devenir conseillers juridiques en droit municipal?

D’assister aux séances du conseil de leurs municipalités, de voir ce qu’elles font, de s’intéresser à elle.

Surtout, de voir si des opportunités de stage sont disponibles. Présentement, notre stagiaire remplace une greffière, en congé, et elle développe un amour pour le droit municipal…